Pour les animaux, souvent il y a une cohabitation qui est possible avec les humains. Mais cette cohabitation-là, souvent, dans les milieux périurbains et urbains, n’est pas toujours facile. Parce que d’un côté, il y a l’intérêt de protéger les milieux naturels, mais d’un autre côté, il y a les intérêts économiques. Bien sûr, tout le monde devrait avoir un emploi et veut
travailler. Moi je suis convaincu que cette conciliation-là est possible, que l’on peut concilier l’exploitation du milieu naturel, par exemple, et aussi la préservation de cet écosystème-là. Il s’agit de faire les efforts nécessaires pour bien comprendre les besoins, surtout en terme d’habitats, de chacune des espèces et de s’assurer qu’on a des zones
représentatives de chacun des habitats ou de chacun des milieux naturels qui sont préservés. Parce que le principal problème pour les animaux, c’est vraiment la perte d’habitats ou la transformation des habitats. Tant qu’on se penche vraiment sérieusement sur la protection des habitats, à mon avis, il devrait avoir moyen d’avoir les deux
types d’exploitation, en plus la préservation des milieux naturels. Mais c’est certain que si on a une politique d’exploitation à tout prix, ce n’est pas compatible avec la préservation des milieux naturels.