La tendance anthropocentrique qui prévaut depuis plusieurs siècles dans nos sociétés occidentales est de considérer l'animal comme un être inférieur dénué de conscience. Cette tendance a permis aux êtres humains d'utiliser les animaux à leurs propres fins, pour se vêtir, se nourrir, pour la recherche en laboratoire ou comme moyen de transport, sans se sentir coupable d'un délit grave envers eux. Aujourd'hui, à la lumière des nouvelles connaissances sur la conscience animale, nul ne peut prétendre que l'utilisation des êtres vivants se compare à l'exploitation de ressources naturelles telles que l'eau, la terre ou les forêts.
Pourtant, les lois canadiennes de protection des animaux tardent à se mettre au diapason de celles, plus avancées, qui prévalent dans certains pays d'Europe.