La conservation des espèces

On a toujours eu des animaux dans notre famille et c’est ça qui a fait en sorte probablement que j’ai été exposée comme bien des gens aux animaux. Quand je suis rentrée en médecine vétérinaire peu de temps après, je me suis dit que j’aimerais ça orienter ma carrière vers la faune sauvage parce que dans ma tête à moi, c’était une des façons que l’on

pouvait contribuer à travailler avec l’environnement pour la conservation, des choses comme ça. J’ai fait beaucoup de stages dans ce domaine-là. À travers ça, j’ai passé six mois dans la jungle guatémaltèque avec les animaux sauvages. Ça a été une très belle expérience. Initialement lorsque je suis allée faire mon stage au

Guatemala, j’avais travaillé dans plusieurs centres de réhabilitation. Alors, je m’attendais à un certain centre de réhabilitation, mais je me suis rendu compte qu’il y avait beaucoup beaucoup plus de problèmes que la faune sauvage et c’est ça qui est un peu triste quelque part. C’est que les pays où il y a vraiment beaucoup de biodiversité,

ce sont les pays les plus pauvres en Amérique latine. Donc forcément la sensibilisation au niveau de l’environnement, ce n’est pas nécessairement évident. Ça se fait, mais lorsque quelqu’un va attraper un toucan au filet et qu’il va décider de le rôtir le soir, c’est difficile de lui dire : non il faut pas faire ça. Il a besoin de manger.