Churchill est l’endroit où j’effectue mes études sur le terrain. La population d’Ours polaires de l’ouest de la baie d’Hudson revient sur le rivage durant l’été. Je viens à Churchill deux fois par année, à l’automne, au mois d’août et septembre alors que toute la population est sur le rivage. Je reviens au mois de février et mars
quand les femelles quittent leurs tanières avec leurs nouveaux nés. Nous capturons un certain nombre d’ours pour prendre des mesures, tels la longueur et le poids. Nous les identifions et leur mettons des colliers émetteurs. Nous faisons cela depuis le début des années 80, ce qui permet depuis plus de 20 -25 ans d’avoir des données à long terme.
Ce qui est très appréciable, particulièrement pour évaluer les changements climatiques parce que l’environnement arctique est très variable et imprévisible. Si vous faites une étude pendant une ou deux années, vous pourriez passer à côté de quelque chose d’important, ne pas voir les changements. Tandis qu’avec des données amassées sur plus de
25 ans, on peut comparer le poids des ours aujourd’hui par rapport à ce qu’il était dans les années 80 ou 90.