Ma vision à long terme pour le parc de la Mauricie, c’est qu’il y aura toujours de beaux lacs, des belles forêts. Ce qui m’inquiète un peu c’est la faune entre autres. Souvent, c’est les premières espèces qui peuvent disparaître dans un parc, c’est les espèces les plus mobiles. Elle est plus petite, on va la mesurer. Longueur de la carapace : 3.8.
Le pire pour un parc, c’est de perdre des espèces. Par exemple, il y a beaucoup de parcs qui ont perdu le loup, ils ont perdu des espèces comme le couguar, le carcajou. Ici, ils sont déjà extirpés : le caribou des bois a déjà vécu ici. Alors des changements comme ça, c’est dramatique. Mais si l’on continue
nos travaux de conservation avec
d’autres partenaires qui dépassent la limite du parc, par exemple les gestionnaires des terres avoisinantes. Finalement, on va peut-être réussir à maintenir le loup ici et d’autres espèces mobiles. C’est peut-être la plus grande crainte du biologiste de la faune, c’est de voir disparaître ces espèces-là à long terme. On ne peut pas les voir disparaître du jour au
lendemain, mais si l’on regarde au bout de 25 – 30 ans, il y a toujours une espèce qui va disparaître. Alors, c’est peut-être ma crainte.