Pour le projet, la façon que l’on fonctionne, c’est que même si je suis là chaque année, il y a beaucoup d’étudiants gradués qui vont se greffer à ce projet-là. Ils vont venir passer habituellement 3 ou 4 ou 5 mois, il y en a qui reviennent pendant plusieurs années. Il faut que l’étudiant soit capable de s’imprégner du terrain pour être capable de poser les
bonnes questions et de voir aussi les limites de son projet. Les premières semaines, il faut marcher, aller à plus d’endroits possibles, essayer de s’imprégner de l’aire d’étude, trouver les habitats où les animaux sont et aussi s’asseoir pendant de longues heures et regarder les animaux juste pour développer un peu leur répertoire comportemental. On les
voit, elles viennent juste de sortir. Il y en a deux qui sortent en bas du beau spot. Au niveau scientifique, c’est maintenant un projet qui est mieux ancré qu’il l’était à l’époque et avec 15-18 ans de données, je peux poser des questions que presque personne ne peut poser parce qu’il faut être capable d’avoir des animaux marqués pendant 15 ans pour répondre à ces
questions-là. Donc le nombre de questions pour moi est presque illimité. Le seul petit problème qui plane sur l’aire d’étude et qui a presque toujours existé, c’est qu’on est dans une zone de charbon. Puis il y a une mine de charbon qui est tout près. Donc elle s’approche, il y a des intérêts qui sont toujours là, ça fait des cycles. Certaines années,
la menace est plus pesante, d’autres années elle l’est un peu moins. Ça dépend du marché.