Les débuts de l'aventure

La première fois que je suis venu, c’est comme étudiant à la maîtrise pour venir étudier les chèvres de montagne. Je m’intéressais beaucoup au succès reproducteur et j’essayais de trouver une espèce sur laquelle je pourrais travailler sur ce sujet-là et je m’intéressais aussi beaucoup aux comportements agressifs. La chèvre de montagne, c’est l’ongulé le plus

agressif qu’on connaît au monde. Et je me doutais qu’il y avait peut-être une petite relation entre leur agressivité et leur succès reproducteur. C’est la première question qui m’a vraiment intéressée pour venir travailler ici. » Quand je suis chez nous à Québec, je prépare mes choses, je m’en vais en Alberta, je n’ai pas juste la partie scientifique,

il faut que je capture des chèvres et que je les observe qui m’anime. C’est certain que c’est comme un deuxième chez moi. Avant je passais 5 mois par année ici. Donc, retrouver la cabane, retrouver le terrain, c’est aussi une bonne échappatoire, une façon de couper avec le quotidien. Ça permet de mettre ça de côté un peu, puis d’aller se ressourcer

personnellement, mais aussi scientifiquement dans un endroit où il n’y a personne, où toutes les pressions du monde extérieur qu’on est habitué de vivre tous les jours ne sont pas là.