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Les ruches citadines font un carton

16-03-2011

abeille

On le sait, les abeilles sont en danger et leur disparition pourrait avoir des répercussions désastreuses sur la santé humaine. Pour faire face au déclin de leur population les apiculteurs ont lancé une nouvelle « mode », celle des ruches citadines…


Paris, Lille, Strasbourg, Marseille, Besançon, Nantes, à l’étranger Vienne ou encore Londres : de plus en plus de villes s’y mettent. Pourquoi un tel afflux des ruches dans les zones urbaines ? Parce que la réduction de la biodiversité et l’utilisation de pesticides et d’engrais chimiques, pour ne citer qu’elles, affectent le système immunitaire des abeilles. Un nombre croissant d’apiculteurs déplacent donc les ruches. Un choix a priori étonnant pour le commun des mortels eu égard à la pollution mais il se trouve que les températures plus clémentes relevées en milieu urbain favoriseraient la pollinisation et que l’absence de pesticides ou d’insecticides employés de manière industrielle dans nos campagnes seraient un véritable bol d’air pour les apidés. Le phénomène s’intensifie, au point que certains éco-citoyens qui s’en réjouissent oublient peut-être les critères à respecter pour récolter du miel en plein milieu urbain…


Plus de miel en ville


Le blog livingroofs.org s’est penché sur cet engouement, en insistant sur la nécessité d’adapter la situation géographique au mieux pour préserver les apidés. L’installation de ruches dans une zone urbaine implique en effet la création d’un écosystème, en d’autres termes il ne suffit pas d’installer des abeilles sans se soucier de leur environnement immédiat pour être vraiment efficace… La multiplication des constructions, elle, peut freiner l’adaptation en milieu urbain, comme c’est le cas pour les oiseaux, à moins d’une généralisation des toits végétalisés, environnement optimal pour les apidés aux dires du docteur suisse Stephan Brenneisen. A Strasbourg (Bas-Rhin), une société a installé un toit « vert »  entièrement conçu grâce à un concept global de végétalisation de toiture et permettant une installation de ruches dans les meilleures conditions possibles. Il s’agit cependant d’une exception dans nos frontières. C’est d’autant plus regrettable que, d’après l’apiculteur basé à Besançon (Doubs) Dominique Salomon, une ruche moyenne de quarante mille abeilles implantée dans un environnement urbain favorable peut fournir jusqu’à cinquante voire quatre-vingt kilos de miel par an… contre une trentaine en zone rurale.


Le milieu urbain a beau sembler souvent hostile de prime abord, les abeilles en ont fait un lieu de butinage privilégié. Une bonne nouvelle pour la protection de l’espèce et le maintien de la biodiversité à condition de créer un écosystème performant à proximité des ruches.


Crédit photo : flickr - Don hankins / Casimiro Valério


Source: Zegreenweb.com


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