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Le gobie, champion de la résistance

21-01-2011

poisson


Il survit dans des environnements dépourvus d’oxygène et toxiques totalement inadaptés aux autres vertébrés. Des chercheurs africains et norvégiens ont percé son secret.


Une résistance hors norme


Ce petit poisson appelé gobie barbu ne se trouve que sur le plateau continental  au large de la Namibie et l'Afrique du Sud. Un coin où les eaux hypoxiques, pauvres en oxygène. Après la disparition de la sardine dans cette zone, en raison d’une surpêche massive, le gobie a pris possession des lieux et constitue maintenant la source la plus importante de nourriture pour les stocks de poissons de grande taille, les oiseaux marins, phoques et les pingouins.


Vive les méduses


Jusqu'à présent, les chercheurs pensaient qu’aucun poisson ne pouvait survivre dans un tel environnement grouillant de méduses où  la boue et les sédiments contiennent des concentrations toxiques de sulfure d'hydrogène, et où à 20 mètres de fond l’eau est à peu près dépourvue d'oxygène. Mais le gobie s’est révélé particulièrement adaptable face à ce milieu pourtant très inhospitalier. « Le gobie nage dans les fonds hypoxique la journée où il retient son souffle tout en mangeant de la boue. La nuit, il nage vers la surface pour évacuer sa dette en oxygène et digérer sa nourriture » explique Anne Christine Utne Palm, la gestionnaire de projet et chercheur à l'Université de Bergen.


De plus « tandis que les prédateurs évitent les méduses, les gobies se reposent juste au-dessus d’elles et nagent librement entre leurs tentacules urticants. C’est comme cela qu’ils échappent à leurs prédateurs et prospèrent » complète Anne Gro Vea Salvanes, qui a dirigé la composante norvégienne du projet gobie. « Nos projets commencent souvent par la recherche axée sur la curiosité et nous nous retrouvons avec des applications pratiques » ajoute-t-elle.  Les résultats du projet gobie sont maintenant utilisés pour développer la gestion écosystémique des pêches dans la région.


Source:   J.I.     Sciences et avenir.fr    06/12/2010


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