AccueilAccueil nouvelles >
Nouvelles

Des animaux canadiens en Sibérie pour lutter contre le réchauffement

24-12-2010

Arthur Max
Associated Press, Chersky


Les chevaux sauvages sont de retour dans le nord de la Sibérie. Tout comme le sont les boeufs musqués, des animaux velus qui partageaient jadis cette terre gelée avec le mammouth de Sibérie et le tigre à dents de sabre. Les orignaux et les rênes sont aussi présents, et ils pourraient être un jour rejoints par des bisons et des cerfs provenant du Canada. Les prédateurs arriveront plus tard - des tigres de Sibérie, des loups et peut-être même des léopards. Le scientifique russe Sergeï Zimov réintroduit ces animaux dans un territoire où on les retrouvait jadis en grand nombre, dans l'espoir de démontrer la validité de sa théorie selon laquelle la présence d'herbivores sur les plaines désertes de la Sibérie aidera à ralentir le réchauffement climatique. «Il y a des gens qui ont un petit jardin. Moi j'ai un parc de l'ère glaciaire. C'est mon passe-temps», a dit M. Zimov de derrière sa barbe grisonnante.


Les changements climatiques sont ressentis plus nettement en Arctique que n'importe où d'autre, puisque les températures y augmentent plus rapidement qu'ailleurs. La plupart des scientifiques affirment que l'activité humaine provoque un réchauffement artificiel de la planète. M. Zimov essaie de redonner naissance à un écosystème qui a disparu il y a 10 000 ans, avec la fin de la dernière ère glaciaire. C'est aussi à ce moment que le climat que nous connaissons aujourd'hui est apparu. Il croit que des hardes entières d'animaux broutant les plaines transformeraient la toundra - où ne retrouve actuellement que des mélèzes maigrichons et de petits arbustes - en une plaine verdoyante. Des herbes hautes munies de racines complexes aideraient, croit M. Zimov, à stabiliser un sol qui se dégèle maintenant de plus en plus rapidement.


Pour lire l'article complet, consultez Cyberpresse


Bookmark and Share