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De nouveaux indices sur nos ancêtres lointains

20-11-2010

Des dents fossilisées de petits singes anthropoïdes datant de 38 à 39 millions d'années découvertes en Libye apportent un nouvel éclairage sur l'origine africaine ou asiatique de nos très lointains ancêtres, selon les travaux d'une équipe franco-libyenne publiés mercredi.


L'origine des anthropoïdes, des primates incluant les singes et les humains, a été source de débat entre paléontologistes. L'hypothèse d'une origine africaine a longtemps été privilégiée, mais des travaux récents, dont ceux conduits en Birmanie et en Thaïlande par Jean-Jacques Jaeger (Université de Poitiers, France), ont plaidé en faveur d'une origine asiatique voici plus de 55 millions d'années.


Les fossiles trouvés au Dur At-Talah (Libye centrale) compliquent le scénario. Ils révèlent l'existence de trois formes d'anthropoïdes africains, les plus anciennes connues sur ce continent, selon l'étude paraissant dans la revue scientifique Nature.


Grâce aux fossiles découverts en Afrique (Fayoum en Egypte, Bir-El-Ater en Algérie), «jusqu'à présent on ne connaissait qu'une forme de primates anthropoïdes, vieux de 37 millions d'années pour les plus anciens, là on passe à 39 ou 38 millions d'années et on en a trois», résume Jean-Jacques Jaeger.


On découvre que «deux millions d'années auparavant, il y en a déjà trois, l'histoire est donc plus compliquée. Et parmi les trois, il y a une forme asiatique reconnue comme telle par les spécialistes. Donc, ça signe le sens de migration de l'Asie vers l'Afrique», a-t-il déclaré à l'AFP.


D'après les dents fossilisées retrouvées dans le désert libyen, il s'agit de tout petits primates, dont le poids adulte est estimé à 120 grammes pour la forme la plus petite et 470 grammes pour la forme la plus grande.


Pour l'article complet, visitez Cyberpresse


Annie Hautefeuille


 


Agence France-Presse

 


Paris



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