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Des taches qui cachent

06-11-2010

Le pelage tacheté des félins leur permet de se camoufler, les motifs varient en fonction de l’habitat et des habitudes de chasse et de vie, selon des chercheurs de l’université de Bristol.


Une étude dirigée par William Allen de l'Université de Bristol, et publiée dans les Actes de la société royale B, démontre que l’ornementation du pelage des félins est fortement corrélée au type d’environnement dans lequel ils vivent. Pour déterminer cela, le chercheur et son équipe ont d’abord modélisé la robe de 35 espèces dont les guépards, les tigres et les léopards mais aussi d’animaux moins connus comme le chat pêcheur ou le serval.


Ils ont ainsi déterminé trois catégories « d’habillage » différentes : pelage uni, motifs simples et motifs complexes. Après cette première étape, il a fallu analyser le milieu dans lequel évolue chaque espèce afin de trouver des concordances entre pelage et environnement.


Les résultats ont montré que les félins vivant dans des habitats denses tels que les forêts tropicales, qui passent du temps dans les arbres ou sont actifs à des niveaux de faible luminosité sont susceptibles d’avoir des pelages plus complexes aux motifs plus irréguliers, comme le jaguar et l'ocelot.


Par comparaison, les félins vivant dans des environnements bien éclairés et uniforme comme les prairies ou les plaines ont plutôt tendance à adopter une robe unie ou composée de petites taches simples comme le puma.


Le léopard relève de la catégorie intermédiaire, puisqu'il se retrouve principalement dans les plaines et les prairies, d'où son pelage tacheté et ses motifs simples et relativement réguliers, tout comme le guépard. L'étude permet même de penser que le motif des taches évolue au fil du temps pour se rapprocher des éléments du décor naturel en termes de taille, de forme et de variété.


Les chercheurs admettent cependant qu'il existe des exceptions. Par exemple, ils sont surpris par les guépards, qui bien que vivant dans les plaines ont un manteau avec des motifs répétitifs. Mais l’animal qui défie le plus leur compréhension est le tigre et ses raies verticales qui demeurent une exception dans la nature (avec le zèbre et quelques autres animaux). S’il semble bien que ces motifs soient également une forme de camouflage, les chercheurs se demandent pourquoi ils sont si peu répandus.


Source: Sciences et Avenir.fr


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