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L’UQAR obtient une Chaire UNESCO dans le domaine des sciences de la mer

08-11-2010

Les chercheurs de l'Université du Québec à Rimouski formeront des biologistes des pêches et des spécialistes dans le domaine de l'analyse des écosystèmes marins, au Québec, au Canada et en Afrique. Formation et recherche s'appliqueront à la gestion des ressources naturelles dans une perspective de développement durable. La transmission des résultats vulgarisés visera à sensibiliser les populations sur les enjeux réels.


Cette chaire portera sur l'Analyse intégrée des systèmes marins. Le premier titulaire de la chaire sera M. Jean-Claude Brêthes, chercheur à l'Institut des sciences de la mer de Rimouski (ISMER-UQAR). « La Chaire que nous avons proposée, explique M. Jean-Claude Brêthes, répond aux priorités de l'UNESCO et de sa Commission océanographique intergouvernementale (COI) dans la protection de la biodiversité et de l'environnement marins. Notre objectif est d'appuyer, par la formation et la recherche, la mise en place de politiques pertinentes qui permettront de renforcer les capacités dans l'analyse des systèmes marins et de leur fonctionnement. »


Pour gérer les ressources ici et en Afrique


Avec les outils de la formation à distance, l'UQAR présentera des cours, des séminaires et des ateliers spécialisés. Le travail de la chaire aura des répercussions au Québec, au Canada et aussi en Afrique de l'Ouest. En effet, depuis quelques années, les chercheurs de l'ISMER ont établi des liens avec leurs partenaires du Cap-Vert, de Mauritanie et du Sénégal. L'Afrique figure comme enjeu prioritaire parmi les stratégies de l'UNESCO.


La formation des décideurs et des différents acteurs du développement socio-économique sera guidée par la notion de développement durable. Il s'agit de développer des outils de gestion sur un modèle écosystémique et de transmettre les résultats par un processus de vulgarisation.


La chaire permettra de renforcer et de mettre en place des équipes de jeunes scientifiques capables d'intervenir efficacement dans l'analyse de l'écosystème marin en prenant en compte les volets biologique, humain et économique. « La pollution, les changements climatiques, l'exploitation des gisements marins gaziers et pétroliers, tout comme la surexploitation des ressources halieutiques menacent l'intégrité des écosystèmes marins », explique Jean-Claude Brêthes.


D'autres objectifs sont poursuivis par la Chaire, tels que la mise en place d'observatoires de l'environnement marin dans les pays partenaires et l'analyse de l'impact des pêcheries sur l'écosystème.


Une reconnaissance du travail des chercheurs


Le démarrage du projet est appuyé financièrement par le gouvernement québécois avec trois ministères (le ministère du Développement durable, de l'Environnement et des Parcs, le ministère de l'Agriculture, des Pêcheries et de l'Alimentation, et le ministère des Ressources naturelles et de la Faune) et par le gouvernement fédéral avec le ministère des Pêches et des Océans du Canada. Sur le plan régional, la Conférence régionale des ÉluEs du Bas-Saint-Laurent, celles de la Gaspésie et des Îles sont aussi partenaires.


Depuis son lancement en 1992, le programme des Chaires UNESCO compte près de 200 chaires en sciences exactes et naturelles à travers le monde. L'obtention d'une Chaire UNESCO représente un titre de prestige soulignant les préoccupations humanitaires, environnementales et économiques. « C'est une reconnaissance de la qualité des chercheurs de la région et de ce qui se fait ici », souligne M. Jean-Claude Brêthes.[UQAR, Radio-Canada, Agence Universitaire de la Francophonie]


Source: Baleine en direct


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