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Les forages d’hydrocarbures sont interdits dans l’estuaire et ses îles

20-10-2010

Le gouvernement québécois l'a annoncé le 27 septembre dernier: il n'y aura pas d'exploration ou d'exploitation de pétrole ou de gaz dans l'estuaire du Saint-Laurent, un milieu reconnu comme étant « complexe et fragile ». La zone comprend l'estuaire et s'étend jusqu'au nord-ouest du golfe. Les îles de l'estuaire n'auront aucune activité de forage, même si des permis ont déjà été acquis par des entreprises. Quant au reste du golfe, le gouvernement se donne jusqu'à 2012 pour étudier la faisabilité des forages.


La zone frappée d'interdit a fait l'objet d'une Evaluation environnementale stratégique (EES 1) et couvre une superficie de 29 000 kilomètres carrés. Entre les deux rives, elle s'étend de l'île d'Orléans jusqu'à la pointe ouest de l'île d'Anticosti. Ce territoire maritime comprend le parc marin du Saguenay–Saint-Laurent (PMSSL) créé en 1998, l'unique aire marine protégée au Québec.


Les données et avis scientifiques ont été entendus


D'après les conclusions de l'EES 1, les activités de forage sont considérées comme nuisibles pour l'habitat et la vie des mammifères marins, dont plusieurs espèces sont en péril, telles que les bélugas, les rorquals bleus, les rorquals communs et les marsouins communs. Outre la pollution sonore générée par les relevés sismiques dès l'exploration, le risque de contamination est aussi jugé trop important pour la pêche commerciale, le tourisme et les zones côtières habitées par 200 000 habitants dont les activités économiques et socioculturelles dépendent de ces secteurs.


La ministre Normandeau a aussi déclaré qu'aucune activité de forage ne sera autorisée sur les îles de l'estuaire (l'île aux Oies, l'île aux Grues, l'île aux Coudres, l'île Verte, l'île du Bic et l'île Saint-Barnabé) et que l'interdiction devrait toucher l'île d'Orléans. Les permis pour l'exploration déjà alloués aux entreprises pétrolières devront être évalués sur le plan juridique par le gouvernement. Ces permis avaient été octroyés selon les règles fixées par le ministère des Ressources naturelles et de la Faune (MRNF).


Pour lire l'article complet: Les actualités du Saint-Laurent (GREMM)


Volume 14 no. 37 du 8 octobre 2010


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