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La fonte de la banquise arctique menace les narvals de noyade

26-09-2010

baleines

Selon une étude publiée dans le Journal Marine Mammal Science, les narvals sont de véritables marathoniens, dotés de fibres musculaires spécialisées, de type contraction lente. Ces cétacés arctiques sont donc les plus lents nageurs parmi tous les mammifères marins étudiés, ce qui les rend particulièrement vulnérables aux risques de dérive de morceaux de banquise ou d’iceberg générés par la fonte rapide des glaces observée dans l’Arctique depuis quelques années.


Pas de longue distance possible entre deux respirations
Les fibres lentes des narvals représentent 87 % de leur musculature squelettique, alors que celles des dauphins ont une proportion de 40 à 50 %. Elles contiennent le plus fort taux de myoglobine jamais mesuré parmi les mammifères marins, les rendant capables de stocker une grande quantité d’oxygène. Mais, ces nageurs lents, particulièrement spécialisés dans l’endurance, ne peuvent parcourir qu’une distance maximale de 1,4 km sous la surface, sans respirer. Avec le réchauffement de la température observée en Arctique, la banquise fond et se fragmente. Ses morceaux deviennent extrêmement mobiles et leur surface trop importante pour la capacité des narvals à repérer les trous de respiration. Selon les chercheurs, 2,6 à 10,4 % du couvert de glace dans la baie de Baffin est conforme à leur terrain de fouille habituel. De plus, la dérive imprévue des icebergs, due à un changement de direction du vent, peut être fatale aux narvals en les surprenant dans leurs prévisions de route vers les trous de respiration.


Pour l'article complet, lisez le bulletin du GREMM


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