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Est-ce la fin des abeilles?

27-06-2010

abeille

L'agriculture a terriblement besoin des abeilles, mais ses pratiques nouvelles participent grandement, quoique dans une mesure difficile à déterminer, au déclin généralisé de ce pollinisateur et de ses cousins sauvages partout sur la planète. Certes, on a identifié plusieurs problèmes dont les impacts directs sont plus visibles comme les empoisonnements aux pesticides et le Varroa, un acarien qui décime les ruches étasuniennes depuis 20 ans mais qui pose un problème sérieux ici depuis 2003 environ, alors que ce parasite faisait perdre aux apiculteurs 50 % de leurs ruches. En 2006, le fléau a frappé 80 % des ruches, précise Jocelyn Marceau, coordonnateur de la filière apicole au ministère de l'Agriculture, des Pêcheries et de l'Alimentation (MAPAQ). Le Varroa n'est pas le seul qui contamine les ruches, ajoute aussitôt Christian Macle, le président d'Intermiel, un des plus importants apiculteurs du Québec, installé à Mirabel avec quelque 4000 ruches. M. Macle utilise maintenant une troisième génération de produits antiparasitaires en raison de la résistance développée par le vilain. Madeleine Chagnon, une biologiste spécialisée en apiculture de l'UQAM et de Laval, voit de nouveaux problèmes avec les OGM et avec les nouvelles semences enrobées de pesticides qui finissent par se retrouver dans le pollen et les butineuses. Aujourd'hui, 100 % du maïs planté au Québec est enrobé de pesticides, dit-elle, mais ça ne tue pas nécessairement les abeilles. Par contre, l'ingestion de ces toxiques, y compris ceux des plantes OGM qui contiennent des insecticides, pourrait les affaiblir et les rendre moins résistantes.


Source : Le Devoir, mai 2010


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