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La chauve-souris, un chasse-moustiques sans merci

12-04-2010

Dans un article scientifique particulièrement intéressant publié dans le numéro d'hiver du Naturaliste canadien (vol. 134, no 1), Junior A. Tremblay et Jacques Jutras font le point sur cette espèce étonnante que l'on connaît surtout par les études réalisées aux États-Unis. On y apprend que le Québec abrite huit espèces, dont six sont arboricoles, c'est-à-dire qu'elles vivent dans les arbres en profitant des cavités naturelles ou de celles excavées par les pics. À l'échelle du continent, 27 des 45 espèces recensées utilisent les cavités des arbres ou leur feuillage comme gîte, ce qu'on peut observer souvent à Montréal dans nos parcs parce qu'on y trouve les gros arbres qu'elles préfèrent. Les chiroptères vivent fort longtemps, de 15 à 20 ans! Mais elles ont un taux de reproduction plutôt faible. La plupart atteignent leur maturité sexuelle après un ou trois ans et les femelles mettent bas rarement de plus d'un ou deux rejetons annuellement. Selon la littérature scientifique, le nombre d'adultes non reproducteurs peut atteindre jusqu'à 50 % de la population annuellement. Au Québec, quatre de nos huit espèces sont susceptibles d'être désignées menacées ou vulnérables, soit la chauve-souris argentée, la chauve-souris cendrée, la chauve-souris rousse et la pipistrelle de l'Est, qui elle préfère les habitats forestiers plus denses en raison, sans doute, d'un système d'écholocalisation à fréquence plus élevée, sans doute plus précis pour le slalom de nuit entre les branches!


Source : Le Devoir, mars 2010


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