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Nos espèces menacées le sont-elles vraiment?

07-04-2010

Officiellement, on compte 18 espèces animales vulnérables ou menacées sur le territoire du Québec, ainsi que 59 espèces de plantes. À vue de nez, cela peut sembler beaucoup, d'autant plus qu'il y en a des centaines qui sont «susceptibles» de s'y ajouter. Mais voilà, seulement le quart de ces espèces est l'objet de réelles préoccupations à l'échelle internationale, et certains biologistes commencent à remettre en question l'approche de protection «à la pièce» retenue par nos gouvernements. Selon l'Atlas de la biodiversité du Québec, il y a 13 espèces présentes chez nous (une animale, 12 végétales) qui sont considérées comme vraiment menacées ou vulnérables d'un point de vue global. Si les 64 autres risquent de disparaître du territoire québécois, c'est dans bien des cas simplement parce qu'elles vivent plus au sud et que leur aire de distribution se termine proche de la frontière américaine. C'est le cas, par exemple, de la tortue-molle à épines et du fameux ail des bois, qu'on ne rencontre que dans l'extrême sud de la province, mais qui sont abondants ailleurs. En cette Année internationale de la biodiversité, la question se pose donc : s'y prend-on de la bonne façon? Ne gaspille-t-on pas des ressources à protéger des espèces qui ne sont pas vraiment menacées, ressources qu'il serait plus utile de consacrer à des espèces vraiment en danger, comme le fameux chevalier cuivré? Après tout, sur les huit «plans de conservation» adoptés par le ministère du Développement durable, de l'Environnement et des Parcs (MDDEP) pour protéger les plantes «menacées» au Québec, plus de la moitié (cinq) concernent des espèces dont la survie n'inquiète personne à l'échelle de l'Amérique du Nord! Leur «cote» globale de priorité est en effet G5, qui désigne les populations «à large répartition, abondantes et dont la stabilité est démontrée».


Source : Cyberpresse, mars 2010


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