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Partager n’est pas qu’humain

15-04-2010

Pour Brian Hare, de l’Université Duke en Caroline du Nord, l’idée que « seuls les humains partagent volontairement leur nourriture » ne tient pas. Et s’il doit exister une espèce capable d’un tel acte de générosité alimentaire, c’est du côté de nos cousins les plus tolérants qu’il faut chercher. Qui? Les bonobos, forcément. Il a donc entrepris d’étudier cet aspect des choses en République Démocratique du Congo, dans la réserve de Lola Ya Bonobo. Dans son étude, publiée dans Current Biology, il a testé la capacité d’un bonobo à partager de la nourriture avec un autre sujet, tous deux étant sous l’emprise de la faim. En sachant que cette espèce, dans d’autres séries de tests, a montré qu’elle était très attachée à protéger son casse-croute. Dans tous les jeux incluant des gains ou des pertes de nourriture, en dehors d’un contexte de partage, les bonobos font preuve de ténacité pour minimiser leurs pertes. Cette nouvelle expérience à consister à placer un bonobo en présence de nourriture et près de deux pièces fermées à clé : l’une vide, l’autre avec un singe à l’intérieur. Et de lui laisser la « clé ». Le premier singe a donc le choix entre se régaler tout seul ou aller ouvrir et partager son repas avec son congénère. « Nous avons constaté que les sujets tests préféraient ouvrir la porte afin de partager cette nourriture hautement convoitée qu’ils auraient facilement pu consommer seuls » raconte Brian Hare. « Ce sans aucun signe d’agressivité ou de frustration ou de variation sur l’ensemble des essais » rajoute-t-il.


Source : Le Nouvel observateur, février 2010


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