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La crise que traverse la vie sauvage serait pire que la crise économique, selon l’Union mondiale de la protection de la nature.

03-09-2009

Publiée tous les quatre ans, l’étude de l’UICN est parue en juillet dernier juste avant la date que s’étaient fixée les gouvernements pour évaluer la réalisation de l’objectif fixé à 2010 de réduire la perte de la biodiversité sur la planète. Le rapport de l’UICN, Wildlife in a Changing World (La vie sauvage dans un monde en mutation) démontre que l’objectif 2010 ne sera pas atteint.
« Lorsque les Etats prennent des mesures pour réduire la perte de biodiversité, il y a quelques avancées, mais nous sommes encore loin d’avoir inversé la tendance », dit Jean-Christophe Vié, Directeur adjoint du Programme de l’UICN pour les espèces et rédacteur principal de la publication, dans le communiqué de presse du 2 juillet dernier, « Il est temps de reconnaître que la nature est la plus grande entreprise du monde et qu’elle œuvre – gratuitement – au profit de 100% de l’humanité. Les Gouvernements devraient faire des efforts aussi importants, sinon plus, pour sauver la nature que pour sauver les secteurs économiques et financiers. »
Le rapport montre que près d’un tiers des amphibiens, plus d’un oiseau sur huit et près d’un quart des mammifères sont menacés d’extinction. Dans tous ces cas, la principale menace est la destruction des habitats, en raison de l’agriculture, des aménagements ou encore de l’exploitation forestière.
« La lecture du rapport peut paraître déprimante », dit Craig Hilton Taylor, responsable de l’Unité de l’UICN en charge de la Liste rouge et co-rédacteur de l’ouvrage. « Il nous indique que la crise de l’extinction est aussi mauvaise que nous le craignions ou même pire. Mais il montre aussi les tendances suivies par les espèces, ce qui est essentiel pour prendre les bonnes décisions. D’ici 2010, la communauté internationale devrait utiliser ce rapport à bon escient pour répondre à la situation ». Le changement climatique n’est pas la principale menace pour les espèces sauvages à l’heure actuelle, mais il pourrait bientôt le devenir, d’après l’étude. « La Liste rouge de l’UICN ouvre une fenêtre sur un nombre important des grands enjeux de notre temps », explique Simon Stuart, Président de la Commission de la sauvegarde des espèces de l’UICN et co-rédacteur. « Si nous ne traitons pas les causes essentielles de la non durabilité de la planète, les idéaux élevés des Etats en matière de réduction des taux d’extinction ne compteront pour rien. »
Pour lire le texte complet du rapport, Wildlife in a Changing World – an analysis of the 2008 IUCN Red List of Threatened Species™, (Les espèces sauvages dans un monde en mutation: une analyse de la Liste rouge UICN des espèces menacées 2008) cliquez ici : http://data.iucn.org/dbtw-wpd/edocs/RL-2009-001.pdf


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