Des fossiles de poissons révèlent les secrets de l'alimentation des baleines
11-03-2010Les baleines ont-elles toujours été les doux géants des mers que nous connaissons aujourd'hui? Une équipe internationale de chercheurs déclare que l'évolution de ces mammifères marins a été liée à celle d'organismes marins qui vivaient sur Terre il y a des millions d'années. Deux rapports publiés par la revue Science décrivent comment les océans du globe étaient parcourus par de très gros poissons, des dizaines de millions d'années avant les baleines. La première étude, réalisée par le Dr Matt Friedman et ses collègues du département des sciences de la Terre de l'université d'Oxford au Royaume-Uni, révèle l'existence d'énormes poissons en haute mer, jusqu'ici inconnus, bien avant l'apparition des baleines modernes et même de certains requins et raies.[...] Dans la seconde étude, des chercheurs de l'université George Mason aux États-Unis et de l'université d'Otago en Nouvelle-Zélande présentent une relation importante entre la diversité des mammifères, au sommet de la chaîne alimentaire, et celle des organismes à sa base. Leurs résultats démontrent que l'évolution des diatomées (des algues microscopiques très abondantes dans les océans, et qui sont les producteurs primaires d'une chaîne alimentaire qui aboutit aux baleines) a eu un impact sur l'évolution des baleines bien après la disparition des grands poissons planctonivores mentionnés plus haut. Les chercheurs soulignent que le climat a également influencé cette évolution.
Source : CORDIS, mars 2010
Primates : 25 espèces vouées à l'extinction
10-03-2010
Les cousins de l’Homme sont en grand danger. Si près de la moitié des espèces de primates figure déjà sur la Liste rouge de l’Union internationale de conservation de la Nature (UICN), un nouveau rapport met l’accent sur 25 espèces de primates au pronostic vital réservé. Publié jeudi 18 février, ce nouveau rapport accablant interpelle les Etats concernés. Au sein du règne animal, le primate reste le vertébré le plus menacé. 48 % des 634 espèces de primates figurent déjà sur la Liste rouge de l’UICN. Un déclin fulgurant sachant qu’en 2007, seul un tiers des espèces était menacé. Les raisons de cette hécatombe sont nombreuses mais ont toutes un facteur en commun : l’Homme. La déforestation, la destruction de leur habitat naturel, la chasse et le commerce illégal sont autant de raisons qui ont poussé 85 experts du monde entier à publier un rapport alarmant. [...] L’espèce la plus rare reste le Gibbon de Hainan (Chine). « Mais les Chinois ont désormais mis en place des mesures de conservation très strictes. C’est pourquoi il ne figure pas sur cette liste car il n’y a pas grand-chose de plus à faire pour lui », explique à l’AFP Simon Stuart, le président de la Commission de survie des espèces à l’UICN. Singes, lémuriens et autres primates sont donc en grand danger d’extinction. La publication de ce rapport, quelques mois avant la Convention pour la biodiversité en octobre prochain au Japon, veut donc lancer un appel solennel. A destination du public mais aussi des États concernés. De volontaires mesures de conservation doivent être prises pour tenter d’enrayer l’extinction. La réalisation d’un tel objectif passe surtout par la restauration de leur habitat naturel : la forêt.
Source : Développement durable, février 2010
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Les étranges interrupteurs internes des grands dauphins
09-03-2010
Des recherches menées sur les grands dauphins (aussi appelés dauphins à gros nez, Tursiops truncatus) donnent à penser qu’ils pourraient détenir la clé d’un traitement du diabète de type 2 chez les humains. Les scientifiques affirment que les dauphins affichent une résistance à l’insuline, tout comme les diabétiques. Par contre, les dauphins disposent d’interrupteurs biologiques internes qui leur permettent d’activer ou de désactiver cette résistance. Chez les diabétiques, la résistance chronique à l’insuline signifie qu’ils doivent gérer de près leur taux de glucose dans le sang, habituellement par un régime alimentaire faible en sucre. Mais les dauphins peuvent faire en sorte que leur métabolisme fonctionne en mode repas ou en mode jeûne. Les dauphins sont dotés de gros cerveaux qui ont besoin de sucre pour fonctionner, un élément rare dans leur alimentation. Leur capacité de contrôler leur taux d’insuline leur permet donc d’extraire de leur alimentation tout le sucre dont ils ont besoin, puis de « fermer le robinet » lorsqu’ils en ont suffisamment consommé. Une meilleure compréhension de ce phénomène pourrait donner des indices d’application chez les humains.
Source : BBC, février 2010
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Sursis pour les baleines?
08-03-2010Professeur à l'université du Maine (États-Unis), Andrew Pershing n'est pas un poète. Mais depuis qu'il a qualifié les baleines de "forêts des océans" , certains confrères s'interrogent sur sa métaphore. En séminaire avec ses pairs, le chercheur vient de préciser sa pensée. Il a expliqué que son équipe avait calculé la capacité de CO2 annuellement stocké par un cétacé, puis relié celle-ci au nombre de campagnes de pêches menées au cours d'une centaine d'années. Résultat: l'harponnage des baleines aurait entraîné une déperdition de CO2 équivalent à la destruction de quelque 130 000 km2 de forêts. D'où l'image sylvicole. D'où une suggestion en deux temps. Primo, "laissez vivre les baleines!". Elles retiennent, "séquestrent" selon les scientifiques, les gaz à effet de serre dans des proportions équivalentes aux projets de reforestation pour lesquels on a élaboré le mécanisme des crédits carbone. Deusio: si on appliquait à la pêche à la baleine –qu'on la qualifie, comme les Japonais, de "scientifique" ou non– ce même principe de crédits carbone? Peut-être pourrait-on mieux les protéger, voire reconstituer leurs populations...
L'idée fera-t-elle son chemin? Elle implique, reconnaît Pershing, de réaliser une évaluation un peu précise du niveau de carbone capté par une population donnée de poissons –du thon rouge au requin. Les états seraient alors autorisés à monnayer leur quota de pêche en crédits carbone marins.
Source : L’Express, février 2010
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Colombie-Britannique : Les poux du poisson résistants aux médicaments
07-03-2010Alexandra Morton et les étudiants de la station de recherche sur le saumon sauvage Salmon Coast Field Station en Colombie-Britannique découvraient récemment que les poux du poisson, des bactéries s’accrochant au saumons d’élevage d’une ferme du secteur de Nootka Sound, devenaient résistants aux médicaments utilisés pour les tuer. Les poux du poisson se nourrissent de la chair et du sang des saumons. Selon Alexandra Morton, la ferme d’élevage norvégienne Grieg Sea food a perdu le contrôle sur le problème et les poux prolifèrent, menaçant gravement l’écosystème marin des environs et s’accrochant maintenant aux saumons sauvages. La documentariste Twyla Roscovitch a suivi Alexandra Morton et son équipe alors qu’ils recueillaient les poux de poissons nageant librement dans les eaux et s’accrochant aux bateaux de façon peu habituelle. La ferme Grieg Sea Food a traité ses saumons au mois d’octobre 2009 mais les données recueillies en janvier 2010 indiquent que le traitement n’a pas fonctionné. Selon Alexandra Morton, la ferme connait le même problème en Norvège. Les poux vont non seulement contaminer les environs mais ils vont aussi dévorer vivants tous leurs poissons d’élevage.
Depuis plusieurs années, la biologiste Alexandra Morton poursuit son combat afin de rendre les fermes d’élevage de saumons sécuritaires pour l’environnement. Elle s’insurge contre le fait que le gouvernement canadien, par le biais de Pêches et Océans Canada, continue de nier le problème des fermes de saumon et oublie son mandat de protéger nos océans.
Pour visionner le reportage de Twyla Roscovitch: http://vimeo.com/9646074
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Pour en savoir plus sur Alexandra Morton, visitez notre section Découverte.
États-Unis : naissance d’un singe bonobo en captivité
06-03-2010Un bébé bonobo (Pan paniscus) est né au jardin zoologique de Columbus (Ohio) sous les yeux réjouis du personnel et des bénévoles qui surveillaient son arrivée par caméra vidéo. C’est la onzième naissance d’un bonobo à cet établissement depuis qu’ils ont reçu leurs premiers individus en 1990 dans le cadre du plan de survie de l’espèce. Les bonobos et les humains ont un ADN similaire à 98 %; en fait, les bonobos et les chimpanzés sont plus près des humains sur le plan génétique qu’ils ne le sont des gorilles. Le bonobo est le plus « petit » des grands singes. On estime sa population entre 5 000 et 50 000, et la plus forte concentration sec trouverait dans les forêts équatoriales de la République démocratique du Congo. La plus grande menace qui pèse sur le bonobo est l’activité humaine, principalement la coupe de bois qui détruit son habitat naturel. Vient ensuite la chasse de subsistance dont les produits sont vendus dans les marchés et aux compagnies forestières pour nourrir leur main-d’œuvre. Il y a actuellement 85 bonobos dans des jardins zoologiques en Amérique du Nord, dont 15 au zoo de Columbus.
Source : Zoo and Aquarium Visitor, mars 2010
Pour en apprendre davantage sur les chimpanzés, visitez notre section Découverte
Au secours d'un faucon pèlerin
05-03-2010
L'aventure a commencé lundi matin (15 février) quand Patrick Chartier est sorti de chez lui à L'Ancienne-Lorette. Sur le bord de la rue, un oiseau blessé; un peu plus loin, une trace de sang dans la neige. C'était un faucon pèlerin et, en plus, il avait une bague à chaque patte.
La première chose qui lui a traversé l'esprit : ne pas laisser l'oiseau là, pour la sécurité des enfants qui sont nombreux à emprunter cette rue pour se rendre à l'école. Il fallait aussi protéger l'oiseau. Il était une proie facile dans son état. Les enfants auraient pu le mitrailler de balles de neige ou un chat s'y attaquer.
M. Chartier est retourné à la maison chercher une couverture qu'il a jetée sur l'oiseau pour le maîtriser. Ensuite, il l'a déposé dans une boîte et l'a conduit à l'hôpital vétérinaire Daubigny, sur le boulevard Hamel. C'est par hasard que M. Chartier s'est rendu là car il ne savait trop quoi faire et qui appeler.
Quoi qu'il en soit, il a fait exactement ce qu'il fallait faire et après, tout un processus s'est enclenché pour que le faucon blessé soit acheminé rapidement vers la Clinique des oiseaux de proie à Saint-Hyacinthe.
À la clinique Daubigny, on connaît la procédure. Ils ont d'abord jeté un oeil dans la boîte pour s'enquérir de l'état de l'oiseau. Il était blessé à l'aile et il y avait une tache de sang au fond de la boîte, mais malgré tout, l'oiseau semblait bien se porter. Il était très agressif.
Les gens de la clinique ont communiqué avec la Clinique des oiseaux de proie qui leur ont fourni mon numéro de téléphone. Il y a maintenant un mois, je me suis inscrit comme bénévole pour le transport d'oiseaux blessés dans la région de Québec jusqu'à Saint-Hyacinthe.
Avant, c'était l'entreprise Dicom qui faisait ce travail, mais à la suite d'une mauvaise expérience avec un animal domestique - rien à voir avec les rapaces -, on a abandonné cette forme de transport. Tout cela a vraiment compliqué la tâche de l'Association québécoise de réhabilitation des oiseaux de proie (UQROP).
Pour lire l'article intégral: cyberpresse
Pour en apprendre davantage sur l'UQROP et sur Guy Fitzgerald, consultez notre section Découverte.
Un vaste iceberg menace la faune marine
04-03-2010Un vaste iceberg qui s’est détaché de la côté est de l’Antarctique il y a quelques jours pourrait perturber la faune marine dans la région préviennent les experts. L’iceberg mesure 78 km de long et par endroits 39 km de large, soit une superficie équivalente à celle du Luxembourg. Il pourrait perturber l’habitat du manchot empereur (Aptenodytes forsteri), oiseau emblématique, qui pourrait devoir migrer en masse pour trouver de la nourriture. La région est une grande productrice d’algue, et les colonies de manchots installées à 200 ou 300 kilomètres de là s’y déplacent pour se nourrir, alors que diverses espèces de phoques la fréquentent pour avoir accès aux eaux libres. Et c’est justement cette réduction des eaux libres qui pourrait avoir une incidence sur la production de nourriture et sur la faune qu’elle peut soutenir. Si la mer est recouverte de glace, la faune marine devra se déplacer pour trouver de la nourriture ailleurs.
Source : BBC, février 2010
Bilan de la situation du saumon atlantique et de son exploitation en Gaspésie en 2009
03-03-2010
Le ministère des Ressources naturelles et de la Faune (MRNF) annonce que
le bilan d'exploitation et la situation du saumon atlantique sont généralement
positifs pour la région de la Gaspésie en 2009. Les conditions de pêche ont été
intéressantes durant la première partie de la saison d'exploitation mais, à la
suite d'une diminution marquée des précipitations, les débits enregistrés dans
les rivières de la région se sont approchés des valeurs minimales historiques
en août et septembre, ce qui a nui à la qualité de la pêche pour la deuxième
partie de la saison. La montaison totale des saumons atlantiques dans les
rivières de la région est évaluée à 11 525, ce qui représente une diminution de
5 % comparativement à la moyenne des cinq dernières années. Par rapport à 2008,
la montaison est caractérisée par une importante diminution de 47 % de la présence
des madeleineaux et, à l'inverse, une augmentation de la montaison des grands
saumons de 29 %. Cette augmentation de la présence des grands saumons dans
les rivières en 2009 était prévisible à la suite des retours importants de
madeleineaux en 2008 qui laissaient présager une bonne survie en mer. En ce qui
concerne la diminution du nombre de madeleineaux en 2009, la situation de la
Gaspésie est semblable à celle des autres régions salmonicoles et laisse
présager que les montaisons de grands saumons pourraient être à la baisse en
2010.
Source : Ministère des Ressources naturelles et de la Faune, février 2010
Les migrations des tortues marines pistées par satellite
02-03-2010Pour ce faire, 130 tortues, essentiellement des femelles, doivent être équipées de balises Argos. De Mayotte à Europa en passant par les tortues pêchées accidentellement par les palangriers réunionnais et les thoniers senneurs, le quota fixé de spécimens sera atteint d’ici un an et demi. Pour Jérôme Bourjea, c’est sans conteste “le programme le plus important de suivi des tortues marines jamais entrepris dans le monde”. Les dix premières tortues participant à l’étude viennent d’être coiffées de leurs “mouchards” à Tromelin. Mayeul Dalleau, thésard de l’Ifremer/Kélonia/Crégur et CNRS, est rentré d’une mission de cinq semaines à Tromelin consacrée en partie à cette tâche. “On travaillait la nuit après les montées en repérant celles qui avaient déjà pondu entre trois et cinq fois. L’objectif étant d’éviter qu’elles n’arrachent leur balise lorsqu’elles creusent pour déposer leurs œufs”. Les premières trajectoires collectées par satellite sont déjà entre les mains des scientifiques. Jérôme Bourjea note : “Les premiers trajets s’effectuent autour de Zanzibar ou un peu plus au nord mais aussi sur les côtes malgaches”. Au final, l’étude devra identifier les hot spots des tortues marines dans la zone, l’existence éventuelle de voies migratoires préférentielles entre les aires d’alimentation et les sites de reproduction ainsi que des zones à risques où il y a interaction avec les activités de pêche hauturière. Autant de données étoffées par les résultats des balises posées aux Comores, Maurice, Mozambique et Madagascar (20 par pays). Au final, ces analyses, intégrant également les données courantologiques, celles des températures, des effectifs…, fourniront un état des lieux actuel et même “des prédictions à cinq ou dix ans”. Des éléments à méditer pour les décideurs (Taaf, Diren et Daf de Mayotte) en charge de bâtir le fameux plan de conservation français. Un plan qui devra devenir régional en concertation avec les autres pays de la zone. “C’est impératif pour son efficacité”, martèle Jérôme Bourjea.
Source : Clicanoo, février 2010
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