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Tommy Montpetit
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Tommy Montpetit

 

Le Robin des bois de Longueuil

Le nom de Tommy Montpetit est intimement lié aux actions pour la protection du Boisé du Tremblay, situé au Québec, sur les territoires de Longueuil et de Boucherville. Cet espace niché entre les terres agricoles et les nouveaux développements faisait figure de dernier bastion de la faune sauvage en milieu urbain. Ce secteur, qui a vu sa surface boisée s’étioler au cours des dernières années, accueille de nombreuses espèces menacées. La rainette faux-grillon, une petite grenouille pas plus grande que le bout d’un doigt, en demeure la figure emblématique. Grâce au travail acharné de Tommy Montpetit et de ses collaborateurs, le Boisé du Tremblay deviendra officiellement un refuge faunique à l’automne 2014. Mais d’ici là, le zonage est protégé du développement urbain. Une vie d’efforts, de batailles perdues et de victoires modestes pour finalement remporter la guerre d’usure auprès des instances gouvernementales et des promoteurs immobiliers aux dents longues. Son leitmotiv : ne jamais abandonner!

Une histoire unique

Tout commence par une histoire de coeur. « Quand j’étais petit, je jouais dans le Boisé du Tremblay. J’y ai vu la flore laurentienne décrite par le frère Marie-Victorin. Quand j’ai appris que la ville s’apprêtait à construire des quartiers domiciliaires et des routes à travers cette richesse naturelle, j’ai été estomaqué. C’est à ce moment que j’ai commencé à poser des questions aux élus. Je me présentais aux séances municipales et mes questions suscitaient de l’embarras. C’est là que j’ai vu qu’il y avait quelque chose qui n’allait pas » se rappelle-t-il.

Le militantisme n’étant pas une activité de tout repos, les débuts furent très difficiles.     « Au départ, mes revendications environnementales n’étaient pas vues d’un très bon oeil, se souvient-il, les gens ne comprenaient pas le rôle des milieux humides. J’ai même eu droit à des menaces et à de l’intimidation de la part de certains promoteurs immobiliers. Mais j’ai persévéré, et finalement le message a fini par faire son chemin.»

Une implication qui fait des petits

« Je fais maintenant partie de plusieurs comités à titre bénévole, dont le Mouvement Ceinture Verte. Quand les gens nous appellent, j’essaie de les guider à travers les méandres de la bureaucratie. Ce n’est pas évident pour un débutant de dire: par où on commence?» Justement, par où commence-t-on si on veut s’impliquer ? « Il faut faire des représentations au niveau municipal, suggère-t-il. C’est le premier palier qui nous touche directement. Les municipalités ont beaucoup plus de pouvoir qu’on ne le pense sur la question des aménagements fauniques ».

Quand on veut protéger un milieu naturel, il faut aussi connaitre cet habitat pour ensuite mieux cerner les mesures de protection à y apporter. « Si on se bat pour trois bouleaux dans le fond d’une cour, ça ne fonctionnera pas. S’il y a une bonne étendue de forêt, des milieux humides, des espèces en péril, alors là on possède toute l’information dont on a besoin et l’information, c’est le pouvoir » rappelle-t-il.

Que suggère-t-il aux gens qui souhaitent s’impliquer? « Il faut beaucoup de courage. Ce n’est pas toujours facile, mais ça vaut la peine. Il faut s’informer auprès d’organismes qui ont déjà de l’expérience. Au début, on pense qu’on va réussir en fonçant dans le tas, mais souvent il y a des gens qui ont des petits trucs… Prendre la démocratie en main, c’est une chose vraiment extraordinaire. Il faut se dire qu’il est possible de protéger nos milieux naturels, nous en sommes capables. Il y a des moyens et des ressources.»

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Niché entre les terres agricoles et les nouveaux développements, le Boisé du Tremblay fait figure de dernier bastion de la faune sauvage en milieu urbain.
Commentaires

Lynx ?

Par Mathieu, 2015-03-26, 16h08

Monsieur Montpetit, tout d'abord mes remerciements les plus sincères pour votre action pour sauver le boisé du Tremblay et en promouvoir les richesses ! Nous avons déménagé il y a bientôt trois ans à quelques coins de rues de celui-ci (rue Asselin à Longueuil), et nous y avons vu il y a deux été marchant de façon nonchalante au milieu de la rue un beau midi ensoleillé d'été, ce que nous jurons être un lynx. Est-ce possible ? Les gens sont incrédules, mais la corpulence la courte queue, les oreilles pointues et la couleurs ne démentent pourtant pas.

Bravo!

Par Jean, 2014-03-17, 16h08

Bravo Tommy Montpetit, Quel tâche colossale au bénéfice de la collectivité, réussie grâce à des talents de rassembleur peu commune! Inspirant!

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