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Sarah-Émilie Hébert-Marcoux
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Sarah-Émilie Hébert-Marcoux

 

Rapprocher les gens des oiseaux

Titulaire d’une maîtrise en écologie internationale de l’Université de Sherbrooke, Sarah-Émilie Hébert-Marcoux a cumulé les expériences en environnement que ce soit en agroécologie au Panama ou en restauration des habitats côtiers au Michigan. De retour chez elle, cette native de Sept-Îles a effectué différents mandats au sein du Comité ZIP et piloté le projet de mise en valeur de la ZICO (Zone Importante pour la Conservation des Oiseaux) de Sept-Îles.

ZICO est un programme international qui identifie des sites

propices pour la conservation des oiseaux. « Mais ce n’est pas un programme d’aire protégée, précise Sarah-Émilie Hébert-Marcoux. Ce sont des zones de conservation d’oiseaux où il y a une grande activité aviaire et où les habitats sont propices pour les oiseaux. »

À Sept-Îles, ces zones couvrent 242 km2. Elles incluent la plaine Checkley, la baie des Sept Îles et l’archipel des Sept Îles. D’importantes colonies d’oiseaux nichent sur les îles rocheuses de l’archipel où il y a peu d’animaux et très peu de dérangements humains.

Sarah-Émilie Hébert-Marcoux mentionne que c’est dans la baie des Sept Îles que la pression humaine est la plus importante. « Nous faisons beaucoup de sensibilisation en présentant les principales espèces qui fréquentent ces sites et en expliquant le fonctionnement de ces écosystèmes et de la chaîne alimentaire. Plutôt que d’émettre des interdictions, nous suggérons aux gens les bons comporte

ments à adopter. Nous les incitons à l’observation, notamment avec les caches d’observation. Notre but est de rapprocher les gens des oiseaux, sans les déranger. Nous présentons, nous expliquons, nous transmettons. Ensuite, les gens font des choix. »

Agir ensemble

Sarah-Émilie Hébert-Marcoux se destinait vers une carrière en langues modernes avant de bifurquer en environnement. Sa famille a quitté Sept-Îles lorsqu’elle avait 9 ans et la mer lui a beaucoup manqué. « À Sept-Îles, la possibilité d’aller partout sur le territoire a assurément créé chez moi un intérêt pour les questions de territoires, de paysages et d’écologie. Je veux travailler à ce que la nature reste accessible à tous. »

Pour ce faire, Sarah-Émilie Hébert-Marcoux crée des partenariats et incite les gens à passer à l’action. « Agir ensemble, c’est ma vision de l’environnement, affirme-t-elle. Il y a toutes sortes de méthodes pour sensibiliser les gens. Au comité ZIP, nous expliquons les choses. Quand des groupes de défense attirent l’attention du public sur certains aspects, nous arrivons en compléments pour expliquer la situation à ceux qui sont curieux, inquiets et qui ont des préoccupations.

« Même chose avec le gouvernement qui instaure des politiques, des lois et des programmes. Nous travaillons en complémentarité. C’est bien aussi de pouvoir travailler avec des industries qui s’intéressent à la protection. De plus en plus, elles tendent l’oreille. C’est difficile pour un organisme comme le nôtre, à trois personnes, de faire de la restauration de milieu à grande échelle. Par contre, si on peut inciter les gens du milieu municipal, gouvernemental ou économique à participer, c’est un gros gain. »

« Pour favoriser le travail en commun, nous devons d’abord comprendre quelle est la réalité des gens, quelles sont leurs préoccupations et leurs perceptions. Ensuite, nous pouvons introduire notre vision des choses, intervenir et conseiller. »

Changer les comportements

Dans le cadre du programme communautaire de surveillance aquatique (PCSA), des jeunes sont initiés à la biologie marine afin de développer chez eux une passion pour le milieu naturel. Sous la supervision d’un biologiste, ils font l’inventaire de poissons, apprennent à observer le substrat rocheux, les espèces de plantes et d’algues aquatiques et à se familiariser avec la physico-chimie de l’eau.

Une trousse éducative sur les changements climatiques est aussi proposée aux écoles primaires et secondaires. La trousse est présentée sous forme de jeu-questionnaire dans lequel il faut faire une course autour du golfe. Elle permet de mieux comprendre la chaîne alimentaire, le fonctionnement de l’écosystème, et aussi l’influence de la pression humaine et des changements climatiques sur l’environnement.

À l’été 2014 et 2015, le comité ZIP sollicitera des bénévoles pour aider à la plantation d’Élyme des sables à l’embouchure de la rivière Brochu. Il s’agit d’un projet de sensibilisation, de mise en valeur et de restauration, comme le comité ZIP en a déjà fait par le passé.

« Notre travail, indique Sarah-Émilie Hébert-Marcoux, c’est de regrouper l’information, de l’analyser, de la comprendre et de la retransmettre au public. Les effets de la sensibilisation, ça se voit à long terme, avec l’amélioration des connaissances. Lorsque les gens réalisent qu’ils risquent de déranger l’environnement en passant sur la plage avec leur véhicule, en jetant leurs déchets n’importe où, en faisant trop de bruits, et qu’ils modifient leurs comportements en conséquence, c’est à ce moment que survient le changement. » 

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La ZICO de Sept-Îles
La ZICO de Sept-Îles est située sur le territoire de la ville de Sept-Îles, dans la région de la Côte-Nord au Québec.
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