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Le ruisseau de Feu
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Le ruisseau de Feu

Un des plus grands projets de conservation du Grand Montréal

Le ruisseau de Feu s’écoule aux environs des villes de Terrebonne et de Charlemagne, au Québec, et à la confluence de la rivière des Prairies, de la rivière des Mille-Îles et de la rivière de l’Assomption qui se jettent directement dans le fleuve Saint-Laurent. Le bassin versant du ruisseau de Feu couvre 1 000 hectares ; en aval, il traverse une grande plaine inondable en bordure de la rivière des Prairies.

Il y a plusieurs années, un important projet de restauration et de mise en valeur a été initié par la Ville de Terrebonne, Héritage Terrebonne, Canards Illimités Canada, le ministère du Développement durable, de l’Environnement, de la Faune et des Parcs. Le site de restauration avait une vocation principalement agricole tout en étant zoné pour le développement. Pourtant, ce cours d’eau en milieu périurbain constitue un important site de reproduction et d’alimentation pour une vingtaine d’espèces de poissons, dont la perchaude. Après plusieurs années de négociations intenses, le projet a enfin pu prendre son envol. Les aménagements fauniques sont maintenant complétés ; les infrastructures d’accès et d’interprétation seront bientôt mises en place pour permettre l’accès du public.

Au total, 125 hectares ont été cédés par les propriétaires et les promoteurs aux fins d’un vaste projet d’aménagement. Ceux-ci participaient ainsi à un véritable projet de développement durable qui intègre les considérations économiques, sociales et environnementales.  

Une faune diversifiée

Le bassin du ruisseau de Feu est majoritairement situé dans une plaine argileuse, anciennement dominée par des marécages et des marais drainés pour l’agriculture il y a plus de cent ans. Les aménagements fauniques comprennent la remise en place d’un vaste marais, d’un marécage et d’un boisé ayant nécessité la plantation de 40 000 arbres, ainsi que la construction de passes migratoires à poissons interconnectant ces milieux.

Malgré la présence de grandes rivières et du fleuve à proximité, la faune est grandement limitée par la dégradation des habitats. Heureusement, les chances de succès d’un tel projet sont élevées, car la faune en périphérie y revient rapidement quand elle y trouve les conditions propices à sa survie. Il reste très peu de milieux humides près des centres urbains et celui du ruisseau de Feu représente un potentiel de restauration si exceptionnel que les gens du milieu se devaient de le protéger.

Le territoire du ruisseau de Feu est un site à haut potentiel faunique. On y compte une vingtaine d’espèces de poissons, dont d’importantes frayères pour le grand brochet et la perchaude et quelque soixante espèces d’oiseaux, dont trois (Hibou des marais, Bruant de Nelson et Faucon pèlerin) sont inscrites sur la liste des espèces susceptibles d’être désignées menacées ou vulnérables. Des inventaires de sauvagines ont permis de recenser de nombreuses espèces qui utilisent le milieu pour la migration et la reproduction. Plusieurs mammifères, reptiles et amphibiens sont également présents.

Un projet d’aménagement concerté 

Le projet d’aménagement de la plaine inondable n’est qu’une des composantes de restauration et d’aménagement entreprises dans le bassin versant. En effet, la ville de Terrebonne a profité de l’urbanisation de la partie centrale du bassin versant, pour restaurer entièrement le ruisseau de Feu selon un nouveau tracé sur 2 kilomètres. Ainsi, le ruisseau de Feu est passé d’un cours d’eau rectiligne aux pentes abruptes sans bandes riveraines à un cours d’eau plus sinueux logé dans une emprise large de 35 à 100 mètres. Deux stations de pompage ont été construites pour retourner dans le cours d’eau une partie des eaux interceptées dans le réseau pluvial. Finalement, la portion nord du bassin versant composée d’une immense forêt humide offre un remarquable potentiel de conservation et de mise en valeur des milieux naturels.

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Réjean Dumas
Le biologiste Réjean Dumas travaille depuis plus de 30 ans à la protection des milieux naturels.
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