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La Réserve aquatique de Manicouagan
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La Réserve aquatique de Manicouagan

 

Un projet de longue haleine

Située dans la région de la Côte-Nord au Québec, la Réserve aquatique projetée de Manicouagan comprend un territoire marin côtier de 712 km2. Cette nouvelle aire marine borde la péninsule de Manicouagan près de la ville de Baie-Comeau, la réserve innue de Pessamit à l’ouest et se rend jusqu’au village de Pointe-Lebel à l’est. La création de cette réserve aquatique conclut quinze ans d’efforts soutenus de la part du comité de travail dont fait partie Denis Cardinal, du Parc Nature de Pointe-aux-Outardes. C’est d’ailleurs au Parc Nature qu’a été confié l’important mandat de gérer cette aire marine, en compagnie du ministère provincial du Développement durable, Environnement, Faune et Parcs.

Le Parc Nature de Pointe-aux-Outardes avait initié ses démarches en 1998 à la demande de Pêches et Océans Canada. Avec différents partenaires du milieu, un plan de gestion a été créé. Le milieu marin a été étudié par les scientifiques dans ses moindres détails pour en déterminer la dynamique particulière et les enjeux dominants pour la protection.

Un garde-manger dans le Saint-Laurent

Un travail phénoménal a été accompli pour protéger ce milieu grouillant de vie que plusieurs scientifiques considèrent comme étant le plus productif de tout le système marin du fleuve Saint-Laurent. Une production primaire formée notamment de phytoplancton et de zooplancton, un véritable garde-manger pour de nombreuses espèces animales ainsi que la base de l’économie de la pêche et du tourisme dans la région de la Côte-Nord. Le phytoplancton est d’ailleurs considéré comme étant l’un des plus grands capteurs de CO2 et producteurs d’oxygène à l’échelle planétaire. Protéger ce milieu, c’est aussi protéger la vie des citoyens.

Selon le ministère du Développement durable, Environnement, Faune et Parcs, l’octroi de ce statut d’aire protégée projetée permettra d’assurer un contrôle plus serré relativement à la dégradation des habitats, à la qualité de l’eau, à la surexploitation d’espèces commerciales, à la diminution de la biodiversité et de certaines espèces en situation précaire, dont le phoque commun, le marsouin commun et le petit rorqual. Ce milieu est notamment fréquenté par le béluga, une espèce classée menacée au Québec et au Canada.

Des habitats riches et diversifiés

La réserve aquatique projetée englobe une grande diversité d’habitats, dont les estuaires des rivières Manicouagan, aux Outardes et Bersimis, des marais salés, dont celui du Parc Nature d’une superficie de 500 hectares, un des plus grands au Québec, des battures sablonneuses, des herbiers de zostère marine et des aires de frai pour plusieurs espèces, des îles et des fonds marins jusqu’à 300 mètres de profondeur. C’est une véritable pouponnière pour les poissons et les invertébrés. On y retrouve également les plus importants bancs coquillés au Québec dans les battures de Pointe-aux-Outardes.

Ce territoire est également d’une grande importance pour la faune aviaire. Uniquement dans le territoire du Parc Nature, on dénombre 242 espèces d’oiseaux, ce qui en fait un des meilleurs sites d’observation de l’avifaune au Québec. L’aire marine est également d’une importance primordiale pour des espèces menacées d’extinction comme le râle jaune, le hibou des marais et le bruant de Nelson.

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Denis Cardinal
Depuis 32 ans, Denis Cardinal est un des acteurs importants du développement du Parc Nature de Pointe-aux-Outardes.
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