![]() |
Pygargue À Tête Blanche
Pygargue à tête blanche (menacé)
Les Pygargues à tête blanche ne sont pas particulièrement nombreux au Québec. Au cours du dernier siècle, plusieurs phénomènes ont contribué à décimer leur population.
L’île d’Anticosti offre d’excellents sites de nidification pour le Pygargue à tête blanche. Dans la région de l’Outaouais, il fréquente surtout les Grands Lacs et les réservoirs hydroélectriques. Au Québec, c’est dans ces deux régions que l’espèce est la plus abondante.
Au début du 19e siècle, la colonisation de l’Amérique du Nord a amorcé son déclin. L’abattage des arbres pour ériger les fermes l’a privé d’un grand nombre de ses territoires de nidification. De plus, les colons qui considéraient les Pygargues comme une menace pour les animaux domestiques n’hésitaient pas à les exterminer.
De 1930 à 1970, l’épandage de pesticides dans l’environnement a eu un effet encore plus dévastateur. La contamination des sources de nourriture, la fragilisation de la coquille des œufs, la mort et la malformation des embryons ont provoqué une chute considérable des effectifs dans tout l’est du continent.
L’exploitation forestière et l’exploration minière sont des facteurs importants de la perturbation de leur habitat. La déforestation et la construction de routes raréfient les sites de nidification. Ils perdent ainsi quantité d’arbres où se percher et dormir.
Les dérangements qui surviennent lors de la période de reproduction ont souvent des conséquences néfastes. Les nids sont abandonnés et la couvaison des œufs n’est pas menée à terme. Les petits s’envolent prématurément et favorisent ainsi la prédation.
Les activités humaines réduisent la quantité de proies qui assure leur survie en hiver. Ils sont parfois empoisonnés par l’ingestion de poissons contaminés par les métaux lourds comme le plomb et le mercure.
Heureusement, l’installation de refuges, de nids artificiels et la réintégration en milieu naturel des petits élevés en captivité par les humains contribuent peu à peu à rétablir la population.
Plusieurs mesures de protection limitent les activités humaines autour de l’espace vital du Pygargue à tête blanche. Cependant, les captures accidentelles, la contamination et la perte d’habitats sont des menaces toujours présentes. La population de Pygargue à tête blanche demeure faible et son rétablissement se fait lentement. Elle est désignée espèce vulnérable au Québec.
Biologiste et fauconnier, Carl Millier se préoccupe de la conservation des oiseaux de proie.
Professeur en médecine vétérinaire, Guy Fitzgerald consacre sa vie aux oiseaux de proie.
Chaque année, Guy Fitzgerald soigne et retourne à la nature plus de 300 oiseaux de proie.
Carl Millier fait l’élevage des faucons à des fin surprenantes : la sécurité aérienne.







