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Papillon monarque
Caractéristique du Papillon monarque
Famille : Nymphalidés
Poids : Moins d’un demi-gramme
Envergure : 93 à 105 mm
Longévité : 9 mois
- Ailes orange bordées de noir.
- Dessous de l’aile plus pâle que le dessus.
- Tête et thorax noirs avec des taches blanches.
- Petites antennes au bout renflé.
Le Papillon monarque (Danaus plexippus) de l’Amérique du Nord, compte deux populations distinctes. La population de l’Est, qui se reproduit dans le centre et dans l’est des États-Unis ainsi que dans le sud du Canada, migre au Mexique. La population de l’Ouest, qui se reproduit dans l’ouest des États-Unis et du Canada, hiverne près de la côte californienne.
Un fabuleux voyageur
Parmi tous les insectes de la planète, le Papillon monarque est sans doute le plus grand voyageur. Lors de sa grande migration de l’automne, il parcourt les 4 000 kilomètres séparant le Canada du Mexique. Ce petit insecte d’apparence fragile peut franchir plus de 100 km en une seule journée.
La métamorphose
Dans les 2 semaines suivant sa naissance, la chenille, rayée de noir et de jaune, se nourrit exclusivement de feuilles d’asclépiade. Après avoir mué 5 fois, elle se retire dans le cocon qu’elle a elle-même tissé. Deux semaines plus tard, c’est la métamorphose : la chenille devenue papillon est prête à s’envoler.
Monsieur ou madame monarque?
Le mâle et la femelle se différencient par leurs ailes. Les veinures noires des ailes de la femelle sont plus larges que celles du mâle. Les ailes postérieures du mâle sont marquées par deux taches noires bien distinctes. En période de reproduction, ces taches, qui ont une fonction sexuelle, dégagent une odeur pour attirer la femelle.
Beau et vénéneux
En se nourrissant des feuilles toxiques de l’asclépiade, la chenille du monarque se rend elle-même vénéneuse et s’immunise contre les attaques de bon nombre de prédateurs. L’effet de ce poison faiblit à mesure que le papillon vieillit, mais la belle coloration orangée des ailes demeure généralement une mise en garde assez dissuasive pour tenir l’ennemi à distance.
Le goût du nectar
Contrairement à la chenille, le papillon ne mange pas de feuilles d’asclépiade. Il butine plutôt les fleurs à corolle profonde riches en nectar. Avec sa trompe, il aspire également le suc des feuilles et des fruits trouvés sur son passage. À son arrivée sur les sites d’hivernage, il a multiplié son poids par six, ce qui lui permet d’hiberner sans s’alimenter.
Des œufs par centaines
Au terme de l’hibernation, les partenaires s’attirent mutuellement en sécrétant une substance odorante. Le mâle meurt après l’accouplement et, dans les 2 à 3 semaines suivantes, la femelle dépose des centaines d’œufs sous l’envers des feuilles des asclépiades. Au bout de 4 à 12 jours, les œufs éclosent et, à son tour, la femelle meurt.
Les migrateurs
Les monarques nés au Canada à la fin du mois d’août sont les seuls à effectuer le périple de deux mois et demi qui les conduit dans les sites d’hibernation situés dans les montagnes mexicaines. En mars, à la faveur des températures plus clémentes, ils s’accouplent avant que ne reprenne le grand cycle migratoire.
Prédateurs
La toxicité du monarque le protège de la plupart des prédateurs. Toutefois, quelques oiseaux comme le gros-bec et l’oriole ne craignent pas de s’en délecter. En état d’hibernation, les monarques deviennent des proies faciles pour les araignées, les fourmis et les souris.
Menaces
Le monarque est très sensible aux perturbations de l’environnement. De mauvaises conditions climatiques peuvent être dévastatrices. Les activités humaines comme l’exploitation forestière modifient son habitat et le rendent vulnérable aux rigueurs de l’hiver et à la prédation. Les herbicides sont aussi très dommageables pour les plantes qui abritent les larves et pour le nectar dont se nourrissent les adultes.
Jean Lauriault nous entraine à la découverte d’un insecte fascinant, le papillon monarque.







