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Des espèces endémiques
Isolée du reste du monde, Madagascar accueille des espèces animales, tels des batraciens, des reptiles, des insectes, des oiseaux et des lémuriens que l’on ne peut voir nul part ailleurs.
Olivier Behra
Fasciné par les crocodiles
Olivier Behra e st né en France
, mais il a grandi au Cameroun. C’est dans ce pays qu’il passe sa jeunesse à explorer les marécages, fasciné par les poissons tropicaux et les lézards qui s’y trouvent. C’est aussi dans ce pays qu’il fait une découverte qui va bouleverser sa vie. Alors qu’il accompagne un braconnier, celui-ci attrape un bébé crocodile. Olivier est tout de suite subjugué par ce reptile sorti tout droit de la préhistoire.
Cette fascination le pousse à partir au loin pour procéder à l’inventaire des crocodiles à travers l’Afrique. Le recensement l’amène finalement à Madagascar d’où il ne repartira plus, tant il est subjugué par la beauté de l’île.
Depuis, Olivier Behra se préoccupe de la préservation des habitats sur cette île qui connaît une déforestation intensive. Cette déforestation met en danger plusieurs espèces de lémuriens, des animaux emblématiques de Madagascar.
Protéger les lémuriens tout en impliquant les populations locales
Isolée du reste du monde, Madagascar accueille des espèces animales, tels des batraciens, des reptiles, des insectes, des oiseaux et des lémuriens que l’on ne peut voir nul part ailleurs.
Mais la richesse de cette biodiversité n’a d’égale que la pauvreté des habitants de l’île dont le salaire annuel ne dépasse pas 250,00$. Pour subvenir à leurs besoins, les paysans brûlent les parcelles de forêts pour en faire des terres agricoles. Cette déforestation intensive menace la survie de la trentaine d’espèces de lémuriens présents sur l’île.
Olivier Behra a très vite réalisé que la seule façon de préserver la biodiversité de l’île de Madagascar était d’impliquer les populations locales afin que celles-ci prennent conscience de la valeur des forêts. Il a fondé en 1993 l'ONG « L'Homme et l'Environnement » dans le but de faire la démonstration que la préservation de l'environnement et développement humain peuvent aller de pair.
En collaboration avec les communautés locales, il réussit à faire cesser la déforestation en offrant des activités économiques de rechange. Ainsi dans la réserve forestière de Vohibola, les paysans récoltent maintenant les plantes médicinales qu’ils transforment en huiles essentielles qui sont vendues aux compagnies pharmaceutiques et aux producteurs de parfums.
L’ONG L'Homme et l'Environnement s’occupe également de la gestion de deux réserves forestières, Vohimana et Vohibola, où l’on procède au reboisement de corridors forestiers, ce qui devrait être bénéfiques pour les lémuriens.
À Madagascar, Olivier Behra protège les forêts du littoral de l’est de l’île et les lémuriens, animaux emblématiques du pays.







