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Lucie d'Amours

 

Éduquer pour mieux protéger

Lucie d’Amours est une passionnée d’environnement. Depuis qu’elle s’est établie aux Îles-de-la-Madeleine il y a trente ans, elle est de tous les combats pour la protection de ces écosystèmes fragiles. Enseignante en biologie et conseillère pédagogique, cette bénévole dans l’âme a coordonné ou participé au développement de projets d’envergure comme le nouveau programme en Écogestion des risques côtiers qui forme des jeunes spécialistes à effectuer la gestion durable des milieux côtiers. « C’est un programme unique au Québec, souligne Lucie d’Amours. Les Îles constituent un laboratoire naturel pour étudier la question des risques côtiers. On a tous les types de côtes, ou presque, on a tous les problèmes ou presque, et on peut avoir toutes les solutions, ou presque. »

Lucie d’Amours a participé à plusieurs mouvements de conscientisation environnementale aux Îles-de-la-Madeleine. Créé par un groupe de citoyens il a plus de 20 ans, l’organisme Attention FragÎles s’est donné pour mandat de sensibiliser la communauté à l’importance de préserver le patrimoine naturel des Îles en encourageant des comportements respectueux de l’environnement.

Dans son sillon, d’autres organismes avec des vocations complémentaires ont pu voir le jour comme : le Comité ZIP des Îles-de-la-Madeleine qui protège, conserve, restaure et met en valeur le milieu côtier et faunique des îles, la Société de conservation des Îles-de-la-Madeleine qui acquiert des sites d’intérêt écologique pour mieux les protéger et qui conscientise à la recherche et à l’éducation et le Centre de recherche sur les milieux insulaires et maritimes qui contribue au partage des connaissances et au développement durable des milieux insulaires et maritimes.

Se prendre en main

Quand Lucie d’Amours débarque aux Îles-de-la-Madeleine dans les années 80, la Butte des demoiselles est menacée de devenir une carrière. À cette époque, il y avait 300 carrières baptisées le Gruyère madelinot. « C’était mal géré, on pouvait creuser partout sans rien respecter, se souvient Lucie d’Amours. Pour vraiment protéger les territoires, ça nous prenait une Fondation. Alors on a créé la Société de conservation des Îles qui a d’ailleurs acheté la Butte des demoiselles et d’autres endroits à préserver pour que personne ne puisse détourner l’objectif de conservation. »

L’érosion des Îles-de-la-Madeleine est un phénomène inévitable. Les océans montent d’environ 3 mm par année. La municipalité a fait l’inventaire des terrains les plus en danger, des firmes ont proposé des solutions et des solutions ont été choisies collectivement. « Le milieu s’est pris en main. Les comités de gestion intégrée ont réuni des gens du milieu, utilisateurs, gestionnaires et propriétaires pour qu’ils se concertent sur le type d’activités souhaitées et pour éviter l’utilisation des lagunes et du bord de mer. Sans tous les projets mis en place, on serait en très mauvaise posture. Quand on crée des organisations, on a de plus en plus d’alliés et les gens qui se greffent aux projets apportent des connaissances supplémentaires. Maintenant, on limite les accès pour protéger les plans d’eau et la faune et la flore qui y vivent. »

Penser collectivement, penser globalement

Les premiers projets d’Attention fragÎles étaient axés sur les espèces menacées, les plantes, la faune et les oiseaux. « Ça nous a amenés à protéger l’habitat faunique de ces espèces-là, explique Lucie d’Amours. On a fait réaliser aux gens à quel point l’habitat faunique est aussi important pour l’habitat de l’humain. Aux Îles, le milieu côtier et les dunes, c’est vraiment notre barrière de protection contre la mer. »

L’érosion c’est ce qui fait la beauté des Îles. Mais il est difficile de contrer ce phénomène qui gruge lentement mais sûrement les dunes et les caps rocheux. Au bord des côtes, il y a peu de roches volcaniques, peu de roches très solides. De plus en plus de pertes de territoires sont enregistrées et les changements climatiques vont accentuer le phénomène.

Dans un objectif de développement durable du milieu de vie commune, l’éducation et la concertation sont donc fondamentales. Lucie d’Amours insiste sur le fait que pour atteindre cet objectif, il est primordial de préconiser une approche globale des différents écosystèmes en y incluant l’humain. « C’est très important de respecter les façons de faire locales, dit-elle. Il faut aussi être capable d’établir des priorités, de ne pas fonctionner en vase clos, de prendre le temps de bien s’informer. Il ne faut pas penser à court terme dans ce domaine-là. Il faut penser collectivement et avoir le bien commun en tête tout le temps. »

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