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Luc L’Écuyer
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Luc L’Écuyer

 

Transformer l’utopie en fierté 

Luc L’Écuyer amorce son engagement dans la protection de l’environnement au cours des années 80. Ses nombreuses années d’implication bénévole l’ont mené à la direction générale d’Héritage Saint-Bernard, un organisme à but non lucratif qui gère les richesses naturelles et patrimoniales de l’île Saint-Bernard, dont le refuge faunique Marguerite-D’Youville. Ce refuge faunique, situé à proximité de Montréal, abrite des écosystèmes exceptionnels et une faune et une flore des plus diversifiées.

Un changement de mentalité 

Luc L’Écuyer se souvient que l’environnement n’était pas un sujet très populaire dans les années 80. Des progrès considérables ont été accomplis depuis et les mentalités ont évolué. « À l’époque, je faisais du canot sur la rivière Châteauguay et je voyais l’impact de la pollution, les gens utilisaient la rivière comme un dépotoir. C’est à ce moment que j’ai voulu faire quelque chose. Avec des citoyens qui avaient la même préoccupation que moi, nous avons créé un groupe, « le commando des planteux ». Nous avons planté des arbres afin de stabiliser les berges des rivières et des lacs. Puis, nous avons fondé un organisme structuré, plus mordant sur le plan politique, Option verte, qui nous a permis d’embaucher des biologistes pour accélérer nos démarches.  Par la suite, nous avons créé l’organisme Héritage Saint-Bernard en 1987, pour la protection de l’île. » Le refuge faunique Marguerite D’Youville est créé sur l’île Saint-Bernard en 1993.

En 1998, Luc L’Écuyer reçoit son premier salaire après plus de 10 ans de bénévolat ! Peu à peu, le travail de terrain s’amorce avec l’aménagement de sentiers, l’établissement d’inventaires fauniques et floristiques et le développement d’un volet plein air. « Nous avons instauré des activités douces comme le ski de fond, la raquette, la randonnée, la marche, l’observation des oiseaux et nous avons établi des sentiers balisés afin que les gens apprennent à respecter l’endroit et qu’ils en deviennent les protecteurs. Maintenant, c’est une évidence que de protéger des milieux naturels et d’y accéder pour faire des activités de plein air. Mais ce n’était pas le cas dans les années 80. »

« Nous faisons beaucoup d’éducation relative à l’environnement », mentionne Luc L’Écuyer. Par le biais de nos programmes éducatifs, on souhaite que le refuge faunique soit l’extension de la classe. Ici, les élèves viennent découvrir la nature et appliquer ce qu’ils ont appris en classe. Si on veut que les jeunes développent un intérêt pour la nature et qu’ils se portent à sa défense, on doit leur offrir des opportunités de jouer à l’extérieur, de marcher par temps froid, de sentir le vent du large, de grimper aux arbres. On doit les reconnecter avec la nature. »

Une utopie devenue fierté

Héritage Saint-Bernard intervient auprès des sous-ministres, des maires et des députés pour essayer de faire avancer les différents dossiers en environnement de la MRC. « Pour faire évoluer les mentalités, il faut être passionné et s’entourer de gens aussi passionnés que nous, travailler en équipe et bâtir un rapport de force avec la politique. Les humains, si on est en groupe, on peut faire des choses. Si on est seul, on ne fait pas grand-chose. Il faut se faire entendre.»

« Au départ, ça semblait un peu utopique, on était des pelleteux de nuages, puis en fin de compte tout le monde s’est rallié et l’idée d’une meilleure protection des habitats fauniques a fait des petits. Le modèle Héritage Saint-Bernard apparaît maintenant à différents endroits. J’ai une grande satisfaction à voir des papas, des mamans et des enfants profiter du refuge, de voir leur bonheur et de me dire que j’ai participé à ça d’une certaine manière. C’est une fierté pour les gens de Châteauguay et de l’île Saint-Bernard. »

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