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Le marais de Grondines
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Le marais de Grondines

 

Quand les voisins s’en mêlent

Le marais de Grondines est l’œuvre de plusieurs vies. Tout d’abord celle de Sylvain Duval, un propriétaire privé qui y a consacré près de 20 ans de travaux acharnés. Puis, celle de quatre autres propriétaires voisins comme André Boudreau, qui se sont joints à lui dans cet ambitieux projet de conservation. En signant une entente de conservation volontaire, ils se sont engagés à soustraire leurs terres faisant face au fleuve Saint-Laurent à tout projet de coupe forestière, d’agriculture ou de développement domiciliaire.

La Fondation de la faune du Québec a été un partenaire de la première heure dans la mise sur pied de ce projet issu de la communauté, le qualifiant d’innovateur. Selon M. Duval, il serait possible de protéger encore plus de terres inondables le long du fleuve Saint-Laurent en persuadant d’autres propriétaires privés de se consacrer à l’aménagement faunique plutôt qu’à l’exploitation.

Une crue des eaux fatale pour la faune

Ces terres privées situées dans la région de Portneuf au Québec, tout comme celles de nombreux riverains habitant le long du fleuve Saint-Laurent, voient l’eau monter et descendre deux fois par jour au rythme des marées. Plus hautes au printemps, ces crues inondent alors près de la moitié de la forêt. Lorsque l’eau se retire, de nombreux poissons demeurent emprisonnés dans les cuvettes, les laissant sans vie. Pour contrer ce phénomène, les cuvettes situées sur le terrain de Sylvain Duval ont été agrandies en étangs plus profonds et reliées entre elles par des canaux permanents jusqu’au fleuve Saint-Laurent. Non seulement le taux de mortalité a diminué, mais les poissons y vivent et y frayent avec bonheur dans un habitat propice à leur survie.


Des étangs de biodiversité

Les 55 nouveaux étangs ont été creusés à la pelle mécanique, dans un secteur humide se prolongeant jusqu’au fleuve. Le terrain de M. Duval est divisé en deux sections : une première section tout près du fleuve est formée d’une forêt mature de 

12 hectares incluant une érablière argentée classée écosystème forestierexceptionnel (EFE), ainsi qu’une deuxième section située en milieu plus agricole. Le projet de création de nouveaux étangs permet en outre d’assécher des sections de terrain, les rendant plus propices à la croissance des arbres. La majorité des étangs aménagés comporte une île où les canards nicheurs peuvent déposer leurs œufs, bien à l’abri des prédateurs. Des nichoirs pour les canards ont été placés aux abords des étangs. Les déplacements sont également restreints lors des périodes de reproduction de la sauvagine.

 

Depuis l’aménagement des étangs, le nombre de poissons ne cesse d’augmenter. Selon un récent inventaire faunique mené par l’Organisme des bassins versants des rivières Sainte-Anne, Portneuf et du secteur de La Chevrotière (CAPSA), et mandaté par la Fondation de la faune du Québec, on dénombre 28 espèces de poissons, essentiellement des juvéniles ainsi que des crustacés d’eau douce comme l’écrevisse. Les pêches estivales ont confirmé, année après année, l’abondance, de perchaudes, de crapets-soleil (perches soleil), de dorés jaunes, d’achigans (perches noires) et de brochets, pour ne nommer que ceux-là.

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Il y a 20 ans, Sylvain Duval s’est lancé dans un ambitieux projet en consacrant sa terre à l’aménagement faunique.
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