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La Réserve naturelle de la Cumberland
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La Réserve naturelle de la Cumberland

 

Un complexe de milieux humides à fort potentiel écologique

Née de l’initiative de Jean Poulin et de nombreux autres collaborateurs de la communauté formant l’Association pour la protection des milieux humides de la Cumberland (APMHC), cette nouvelle réserve naturelle en milieu privée nommée    « Réserve naturelle de la Cumberland » protège un complexe de milieux humides à fort potentiel écologique dans la région de Chaudière-Appalaches au Québec. Il s’agit d’une superficie de 79,2 hectares, une rareté pour cette région du Québec qui voit ses derniers milieux humides disparaître sous le coup du développement domiciliaire et industriel.

Les reins de la planète

Selon l’organisme Canards Illimités Canada, les milieux humides ne représentent que 2,9 % de la superficie totale de la région de Chaudière-Appalaches (CIC, 2006). On compare souvent la forêt à des poumons et les milieux humides à des reins. Tous devraient alors reconnaître les services qu’ils nous rendent et leur importance dans la régulation du débit des cours d’eau et leurs actions en tant que filtre naturel. Ces services ne sont pas encore reconnus à leur juste valeur, pour la santé de l’environnement, mais aussi pour celle des humains. La zone protégée par la réserve compte de nombreux milieux humides, des habitats irremplaçables pour la faune et la flore, formés de marais, de tourbières boisées, de marécages arbustifs et arborescents et quelques étangs, dont l’étang à castors, répartis sur plusieurs lots. Selon Jean Poulin, au-delà du marais Cumberland, il faut aussi se préoccuper de l’ensemble des milieux humides et naturels du secteur et de leur connectivité. D’où l’importance de s’allier davantage de propriétaires qui voudraient céder leurs terres ou encore accorder une servitude de conservation tout en demeurant propriétaires.

Combattre l’étalement urbain

Les premières étapes d’acquisition de terrains pour la conservation par l'Association commencent avec l’aide de l’organisme Nature-Action Québec en 2010. Selon Jean Poulin, il reste très peu d’habitats non fragmentés dans le sud du Québec. Ces milieux sont situés entre des routes asphaltées. Quand on transforme un chemin de gravier et qu’on le couvre d’asphalte, ça ouvre alors la porte à l’étalement urbain et à la spéculation. Donc à l’augmentation de la fragmentation des habitats et à la disparition d’habitats essentiels à la survie de nombreuses espèces. Une des premières acquisitions de terrain de l'Association a d’ailleurs été une rue de gravier de 800 mètres qui venait scinder le territoire. Cette rue a été remblayée et reboisée avec 5000 arbres grâce à la participation de nombreux partenaires et bénévoles. Depuis la nature a repris ses droits.

Des inventaires étonnants

L’organisme Nature-Action Québec et le Bureau d’écologie appliquée ont mené, entre 2010 et 2013, des inventaires fauniques et floristiques sur l’ensemble du territoire de la Cumberland incluant la réserve. Leurs découvertes sont surprenantes. Les inventaires ont permis d’identifier plusieurs espèces dont la situation est préoccupante, tant à l’échelle régionale, provinciale que nationale. La variété des espèces répertoriées sur le territoire fait preuve d’une grande richesse du milieu.

L’avifaune est formée de 145 espèces. Parmi celles-ci, le Goglu des prés et la Grive des bois sont désignés menacés au fédéral et le Pioui de l’Est a un statut préoccupant. La Paruline du Canada possède un statut tant au niveau fédéral (menacée), provincial (susceptible d’être désignée menacée ou vulnérable) que régional (préoccupante). Parmi les autres espèces d’intérêt observées, on retrouve le Tyran tritri et la Paruline triste, dont les populations sont en déclin. On note également la présence de plus de cinq espèces d’anoures, cinq espèces de salamandres et quatre espèces de reptiles, dont la tortue peinte, la couleuvre à ventre rouge et la couleuvre verte, respectivement désignées vulnérables et susceptibles d’être désignées vulnérables ou menacées au Québec.

Finalement, le castor, le cerf de Virginie, l’écureuil roux, le lièvre d’Amérique, l’orignal, l’ours noir, le raton laveur, le polatouche, la petite chauve-souris brune, le porc-épic d’Amérique, la loutre des rivières, le vison d'Amérique, l’hermine, le pékan, le renard roux, le coyote et le lynx roux complètent l’aperçu des nombreux inventaires réalisés sur le terrain.

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Jean Poulin
Jean Poulin a été sensibilisé à la protection des milieux humides de la Cumberland dès son jeune âge.
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