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La Réserve de biodiversité des Caribous-de-Val-d’Or
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La Réserve de biodiversité des Caribous-de-Val-d’Or

 

Protéger une harde relique 

La création de la Réserve des Caribous-de-Val-d'Or, située à environ 10 km au sud de Val-d’Or en Abitibi-Témiscamingue, avait pour but principal de maintenir une harde relique de caribous des bois formée d’une vingtaine de bêtes. Le caribou des bois de type forestier, autrefois plus abondant dans le Québec méridional, est aujourd’hui en situation précaire dans plusieurs secteurs du Québec. Il a été inscrit en février 2005 sur la liste des espèces fauniques désignées vulnérables.

Au Québec, le caribou forestier est principalement réparti en petites hardes, dans une bande de forêt boréale d’environ 500 km de largeur, située entre le 49e et le 55e parallèle de latitude nord, de la frontière ontarienne jusqu’au Labrador. Au début du siècle dernier, cette espèce était présente du nord de La Sarre jusqu’au centre de la réserve faunique La Vérendrye. Avec le développement industriel de la région et la fragmentation des habitats, la harde de Val-d’Or se trouve isolée géographiquement depuis quelques décennies. Cette population est l’une des plus menacées au Québec, par sa petite taille, la fragmentation de son habitat, l’isolement et sa vulnérabilité à la prédation par le loup. Il devenait nécessaire d’intensifier les mesures de rétablissement.

Un territoire refuge 

La réserve inclut une grande partie des habitats estivaux et certains sites hivernaux du caribou et s’étend sur 434 km carrés. L’aire de répartition du caribou annexant des zones d’influences potentielles se déploie sur plus de 2000 km carrés. Ce territoire présente un ensemble de tourbières et de pessières noires à lichen constituant des habitats essentiels aux besoins du caribou. La réserve de biodiversité joue un rôle de premier plan pour la survie des nouveau-nés et des adultes. On y trouve des habitats d’alimentation fréquentés surtout durant la période sans couvert de neige. Une importante densité d’observations télémétriques y a été notée par des gestionnaires de la faune, et ce depuis le milieu des années 1980.

Une richesse faunique 

Sur le plan faunique, la réserve abrite une grande diversité de mammifères représentative de la région. La faune aviaire est également bien représentée, avec 51 espèces d’oiseaux, dont 43 nicheraient dans l’aire protégée. Outre les principales espèces fauniques que l’on retrouve en Abitibi, quelques espèces particulières s’y trouvent dont la Grue du Canada et le Tétras à queue fine. Une petite colonie de sternes pierregarin est installée sur une île du lac Sabourin.

Des mesures de protection

Les dispositions se poursuivront au cours des prochaines années pour réduire les dérangements causés au caribou des bois et les perturbations des habitats dans les limites de la réserve et sur l’ensemble du site faunique. Des activités de chasse et de piégeage ont été menées de façon à réduire le nombre de prédateurs potentiels du caribou (ours noir et loup) ainsi que la quantité d’orignaux, qui est une proie importante pour le loup. Un projet de garde en enclos pour augmenter la survie des faons est en élaboration en vue de ramener la population à une cinquantaine d’individus. Un nouveau plan d’aménagement du site faunique ainsi qu’un nouveau plan de rétablissement de l’espèce à l’échelle provinciale ont été récemment publiés. 

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Jean-Paul Bordeleau
Depuis près de 40 ans, Jean-Paul Bordeleau observe des caribous forestiers à proximité du lac Sabourin, près de Val-d’Or, en Abitibi-Témiscamingue.
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