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Jean Poulin

 

Un homme d’action

Constatant que le développement domiciliaire empiétait de plus en plus sur les milieux humides, Jean Poulin, aidé de quelques amis, a décidé de prendre les choses en main avant qu’il ne soit trop tard. Avec le projet de la réserve naturelle en milieu privé de la Cumberland, située dans la région de la Beauce, au Québec, il a démontré qu’il est possible pour des citoyens de s’impliquer pour défendre les habitats naturels en milieu urbain et périurbain.

L’Association pour la protection des milieux humides de la Cumberland, dont il est le président, se préoccupe de différents habitats en interaction les uns avec les autres. Ils sont constitués de marais, de tourbières, de tourbières boisées et de marécages. C’est l’ensemble de ce complexe de milieux humides et naturels répartis sur plusieurs propriétés que l’Association cherche à protéger.

Jean Poulin a constaté que les vrais mouvements de conservation naissent de l’initiative des citoyens. « Moi, j’ai 300 à 400 bénévoles avec moi. Quand les gens se rassemblent, ils peuvent trouver des solutions et agir. Le gouvernement s’intéresse beaucoup plus à un dossier lorsqu’il y a une forte implication du milieu. »

Acquérir des terrains pour la conservation

Jean Poulin a été sensibilisé à la protection des milieux humides de la Cumberland dès son jeune âge. Son père Michel, amateur de nature, de chasse et de pêche, a d’abord acheté un petit terrain pour construire un chalet à proximité de la rivière Cumberland. Puis, en 1972, pour préserver une partie du marais menacé par une compagnie forestière, il en a fait l’acquisition. La protection du site a par la suite été renforcée par l’implication de Canards Illimités Canada dans le projet.

« On s’est fait proposer à plusieurs reprises de drainer tout le secteur sous prétexte qu’on allait faire de l’argent, mais on a refusé », raconte Jean Poulin. Au milieu des années 2000, des promoteurs ont acheté des terres dans le but de réaliser un développement résidentiel. Une réserve à proximité n’hypothèque pas le développement domiciliaire, au contraire ça le bonifie. À l’opposé, si une rue est construite à côté de la réserve, elle coupe des liens de connectivité et détériore les habitats de manière permanente. C’est là que j’ai décidé avec une poignée de résidents du secteur de créer un organisme qui avait l’ambition de faire la même chose que les grands organismes de conservation, c’est-à-dire l’acquisition de terrains à des fins de conservation. Nous voulons aussi faire de la sensibilisation et de l’éducation. Si les gens ne savent pas à quoi sert un milieu humide, ils ne se porteront pas à sa défense.»

Augmenter la qualité de l’environnement

À partir des années 40, le territoire québécois était à conquérir, les ressources semblaient illimitées, inépuisables. « Aujourd’hui, c’est quadrillé dans tous les sens, souligne Jean Poulin. Les territoires fauniques sont fragmentés par des routes asphaltées, ce qui intensifie la circulation, en plus de favoriser l’achat des propriétés par des spéculateurs et d’inciter les gens à aller urbaniser la campagne. »

L’industrie met énormément de pression sur les écosystèmes et le développement domiciliaire est encouragé. L’écosystème peut supporter une occupation légère, mais la multiplication des développements sur des sites sensibles endommage le territoire.

« C’est l’ensemble du processus qui devrait être révisé. Du développement, on peut en faire n’importe où, alors que les habitats fauniques ça ne se déplace pas. C’est possible de maintenir une très grande variété d’habitats et d’espèces dans l’écosystème et d’augmenter le niveau de qualité de l’environnement. Pour cela, ça prend de plus en plus de gens qui s’impliquent, qui persévèrent et qui décident de travailler ensemble. »

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