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Jean-Paul Bordeleau

 

L’invité de la forêt 

Depuis près de 40 ans, Jean-Paul Bordeleau observe des caribous forestiers à proximité de son chalet du lac Sabourin, près de Val-d’Or, en Abitibi-Témiscamingue. C’est un secteur naturel sans résidents permanents. La plupart des riverains du lac Sabourin se sont toujours préoccupés de la protection du caribou. La petite harde qui, jusqu’au milieu des années 80, se maintenait à un niveau acceptable est aujourd’hui menacée. Elle ne compte plus qu’une vingtaine de bêtes alors qu’il en faudrait une cinquantaine pour assurer sa survie.

Depuis 1986, la harde fait l’objet d’une attention particulière qui se caractérise par un suivi télémétrique, des inventaires aériens, un contrôle de la prédation, des analyses sanguines sur la génétique et la gestation. On a aussi réalisé un plan d’aménagement et créé une réserve de biodiversité de 434 km carrés.

Croyant à la nécessité de préserver ce patrimoine faunique fragile, Jean-Paul Bordeleau, membre de l’Association des riverains du lac Sabourin, a décidé de se joindre au comité de rétablissement du caribou formé de communautés autochtones, de la municipalité de Val-d’Or, de regroupements de chasseurs et pêcheurs, de l’UQAT, du ministère du Développement durable, Environnement, Faune et Parcs (MDDEP), du ministère des Ressources naturelles et de la Faune (MRNF) et de compagnies forestières.

Penser en fonction de l’animal

« Mon intérêt pour la faune et l’environnement vient de l’enfance », raconte Jean-Paul Bordeleau. « J’ai été élevé sur une ferme en Abitibi Ouest. Après mes études, j’ai fait l’acquisition d’un lot boisé au lac Sabourin pour y construire un petit chalet que j’ai agrandi avec les années. C’est ma deuxième maison, si on veut.»

« Je tiens à protéger le mieux possible l’habitat des bêtes qui nous entourent. Il faut continuellement faire attention à l’environnement, toujours penser en fonction de l’animal qui y vit. Nous sommes les invités de la forêt. C’est nous qui dérangeons le caribou quand on arrive dans son habitat. Il faut donc porter attention à tout ce qu’on fait pour éviter de perturber sa vie. Certains anciens chemins utilisés pour la coupe du bois pourraient être fermés à la circulation pour éviter que des véhicules les empruntent et perturbent les caribous. Bien sûr, dans un monde idéal, on ne couperait plus de bois, on fermerait tous les chemins. On clôturerait tout le territoire qu’on souhaite protéger. Mais on ne veut pas interdire aux gens d’aller dans le bois. »

Sécuriser les naissances

Recrutés par le ministère, des chasseurs et des pêcheurs qui connaissent bien le territoire du lac Sabourin ont identifié les zones fréquentées par les loups et les ours. Certains moyens ont déjà été mis en place pour réduire leur impact sur les caribous. Le plan de rétablissement du caribou prévoit l’aménagement d’enclos où les femelles pourront donner naissance à leurs rejetons en toute sécurité. Quand les faons sont suffisamment forts, les animaux sont libérés de l’enclos.

« En répétant cette opération sur une période de 3 à 5 ans, nous pensons pouvoir augmenter le troupeau », croit Jean-Paul Bordeleau. « En attendant, malgré des moyens limités, on continue les démarches. Je suis convaincu qu’on peut faire quelque chose. Je crois sincèrement qu’il y a de l’espoir, qu’il n’est pas trop tard pour sauver la harde. »

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