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France et André Dion
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France et André Dion

 

Une vie au service des oiseaux

Couple passionné d’une énergie imposante, France et André Dion sont des ornithologues accomplis qui enchaînent les projets à un rythme effréné. Depuis les années 70, ces amoureux de la nature se consacrent à l’étude et à la protection des oiseaux nicheurs du Québec. Un parcours étonnant pour une femme qui a été élevée en milieu urbain et qui en connaissait si peu sur les oiseaux ! Mais c’était sans compter la rencontre de celui qu’on appelait « bibitte » à l’époque et qui allait devenir son mari.

Le retour du Merlebleu de l’Est

Cette grande aventure sur les traces des oiseaux nicheurs débute avec la quête d’André Dion pour retrouver le merlebleu de son enfance. Cet oiseau a bien failli disparaître du Québec, mais le couple de passionnés a grandement contribué à son retour. « Nous avons roulé et roulé pendant des kilomètres à sa recherche. André ne comprenait pas ce qui s’était passé. Alors il a eu l’idée d’installer des nichoirs pour favoriser son retour ». France et André relèvent leurs manches et se mettent immédiatement au travail. « Avec nos 4 filles, nous avons construit 48 nichoirs que nous sommes allés installer un peu partout dans les Basses-Laurentides, sur des terrains plats, car le merle bleu préfère les pelouses bien taillées». Puis un jour, André revient en criant. « J’ai vu le merlebleu! » dit-il, la larme à l’œil. L’oiseau s’était installé dans une des cabanes. Cette petite victoire leur permet d’espérer plus pour le merlebleu. Avec les années, grâce à l’aide de la population et à l’installation de 10 000 nouveaux nichoirs, une population viable s’établit au Québec. André Dion écrit un livre sur cette expérience mémorable : « Le retour de l’oiseau bleu». Les Dion reçoivent par la suite un prix de l’organisme North American Blue Bird Society pour leur contribution remarquable.

Un projet de vie

Inspirés par le retour du merlebleu, France et André décident de tout vendre et de partir pour un long voyage en véhicule récréatif à la rencontre des oiseaux d’Amérique du Nord. Ils parcourent la route de l’Alaska jusqu’en Californie. Cette aventure se poursuit pendant 5 ans. À la fin de leur périple, le couple choisit de s’installer tout près de Magog, où il crée un refuge pour les oiseaux. À ce moment, André Dion a 85 ans. Depuis plusieurs années, il se passionne pour le Garrot d’Islande, un canard nicheur. Il souhaite aller à sa rencontre en Islande. France Dion raconte en riant qu’il voulait partir seul, sac sur le dos et dormir dans les auberges de jeunesse! « J’étais très inquiète! J’ai communiqué avec l’Université d’Islande et je suis entrée en contact avec un scientifique spécialiste du garrot. Je lui ai expliqué le projet d’André et il l’a pris sous son aile ». À la suite de cette expérience, André Dion rédige « L’Odysée du Garrot d’Islande ».

La protection du Garrot d’Islande

Mais encore une fois, le couple souhaite aller au-delà des mots et agir sur le terrain pour favoriser la présence du Garrot d’Islande dans son habitat au Québec. 500 nichoirs seront installés le long du fleuve Saint-Laurent, à la hauteur de Tadoussac.  

« Je me suis demandé cette fois-ci comment embarquer les gens dans ce nouveau projet. Parfois, les adultes ont déjà leur idée sur l’environnement et ils ne souhaitent pas toujours agir. C’est différent pour les enfants, ils sont l’avenir et font preuve d’ouverture d’esprit. Je suis donc allée à leur rencontre dans les écoles. »

Les enfants construisent leurs nichoirs avec enthousiasme et vont les installer directement sur le terrain. Les canards nicheurs subissent les impacts des changements dans leur habitat, si bien qu’ils ne peuvent trouver facilement des endroits naturels où nicher. Ces nichoirs pourraient faire une différence entre la survie de la population ou sa disparition, même si les retombées sont difficiles à évaluer à court terme.

France Dion s’inquiète du sort réservé aux oiseaux, sans toutefois se départir de son éternel optimisme. « Je n’ai rien contre les ornithologues qui comptent les oiseaux, dit-elle, mais il faut aller au-delà, agir pour les oiseaux, car au rythme où la planète se dégrade, on ne pourra bientôt plus les compter. » Mais comment peut-on, au quotidien, agir pour les oiseaux, agir sur leur habitat ? « Quand vous faites un jardin, pensez-le pour eux, achetez des essences qu’ils apprécient, posez des nichoirs en nature, informez-vous. Allez dehors, soyez attentifs à la nature, elle a besoin de vous. Vous avez aussi besoin de cette nature pour respirer. » Selon France Dion, il reste encore beaucoup d’éducation à faire, un travail que le couple poursuit sans relâche, toujours avec cette énergie contagieuse.

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Commentaires

simsgi@hotmail.com

Par Simone Bernier, 2014-07-14, 14h32

France et André J'ai réussi la semaine dernière ma première nichée de merle bleu.C'est vous qui m'aviez inculqué cette passion avec vos écrits et ainsi que Denis Gamache qui m'avait prêté mon premier nichoir.L'an passé un moineau est venu tuer les cinq bébés de ce que je croyais ma première réussite.Cette année je suis donc au comble du bonheur.Je voulais partager ma joie.Je demeure à L'Islet.

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