AccueilDécouverteHabitats fauniquesÉric Chalifoux
Éric Chalifoux
print send digg delicious
  • Présentement 0.00/5 étoile.
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
comments 0 commentaire

Éric Chalifoux

 

Voir son environnement d’un œil nouveau

Nouvellement arrivé dans la région du lac Champlain, Éric Chalifoux s’est joint au groupe SOS Tortue qui a pour objectif de protéger la tortue-molle à épines, une espèce menacée. Ce groupe de bénévoles, coordonné par l’organisme Conservation de la nature Canada (CNC), intervient aux abords de la Rivière-aux-Brochets, un affluent de la baie Missisquoi, afin de rendre les sites plus sécuritaires et propices à la ponte des tortues.

La tortue-molle à épines s’adapte difficilement aux changements. Elle est particulièrement sensible aux modifications des berges et à l’activité humaine. Fidèle à son site de ponte, la femelle tend à revenir année après année au même endroit, d’où l’importance de sécuriser et protéger ce lieu des prédateurs, animaux et humains. Chaque printemps, au début du mois de juin, les bénévoles de SOS Tortue avaient pour habitude de nettoyer le site de nidification pour préparer l’arrivée des femelles en enlevant les herbes. Le sable et le gravier le long de la rivière ainsi dégagés, le site de ponte devenait plus attrayant pour les tortues. Éric Chalifoux explique que, depuis deux ans, une nouvelle méthode est expérimentée. « À l’automne, on fixe une toile géotextile au sol pour l’hiver, ce qui empêche l’herbe de pousser le printemps venu. Quelques jours avant la ponte, la toile est retirée et de petits passages sont désherbés pour que, depuis la rivière, les tortues puissent accéder facilement au site. »

Le cycle de protection des tortues

Au printemps, Éric Chalifoux et d’autres bénévoles ancrent des quais sur la rivière. Les quais sont coiffés d’une toiture qui trempe dans l’eau pour permettre un accès facile à la plateforme. Les tortues peuvent ainsi se prélasser au soleil et stimuler leur métabolisme, tout en étant à l’abri des prédateurs. Des observations quotidiennes menées durant le mois de juin permettent de suivre l’activité des tortues et de localiser l’emplacement des nids. Après l’éclosion qui se produit en septembre, les biologistes répertorient les œufs, ainsi que les spécimens morts au nid. L’installation de caméras permet aux biologistes de suivre l’activité des tortues et de cibler l’emplacement des nids. 

« Nous, les bénévoles, nous sommes là pour le travail de bras, indique Éric Chalifoux. On suit les indications des biologistes pour ne pas endommager les nids. Il faut y aller avec une certaine délicatesse. Ensuite, on retire les plateformes de l’eau et on installe les toiles pour l’hiver. Ça boucle le cycle de nos activités. »

S’impliquer pour découvrir son environnement

« À ma retraite, raconte Éric Chalifoux, je me suis installé à Pike River, sur le bord de la Rivière-aux-Brochets. J’ai été élevé à la campagne, mais des tortues, je n’en avais jamais vues au Québec. Mon implication au sein du groupe SOS Tortue ne demande que quelques heures par année, mais j’apprends beaucoup. Je connais mieux le plan d’eau qui s’écoule à côté de chez moi et je l’observe d’un œil nouveau. Par exemple, quand on descend la rivière, les biologistes prennent le temps de s’arrêter et ils observent. Avant, quand je descendais la rivière, j’avais l’impression de ne rien voir. J’en retire beaucoup parce que j’apprends de quelle façon la rivière peut évoluer. C'est tout mon environnement que je découvre finalement. On contrôle mieux ce qu’on connaît. »

Articles connexes
L’habitat de la tortue-molle à épines
Située au Nord du lac Champlain au Québec, la baie Missisquoi accueille un fort étrange animal : la tortue-molle à épines.
Laisser un commentaire


Enlever l'image L'image doit être au format jpeg et ne pas dépasser 10 Mo.
La résolution doit être inférieure a 3000x3000


Code de vérification
Saisissez les caractères qui apparaissent dans l’image ci-dessus. Si vous ne pouvez les lire, cliquez ici.