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Denis Cardinal

 

Une vie dédiée à la nature

Depuis 32 ans, Denis Cardinal est un des acteurs importants du développement du Parc Nature de Pointe-aux-Outardes. Bénévole, président et administrateur du parc, il a un attachement profond pour la diversité de ces écosystèmes. Ce site exceptionnel abrite une vieille forêt de pins rouges, des dunes, une aulnaie, une tourbière, une plage, des battures qui se dégagent sur 4 kilomètres à marée basse, ainsi qu’un immense marais salé de 500 hectares, le plus grand de la Côte-Nord et le deuxième plus grand de l’estuaire maritime.

Depuis 15 ans, la corporation du Parc Nature de Pointe-aux-Outardes travaille à la création de l’aire marine protégée de Manicouagan. D’une superficie de 712 km carrés, celle-ci inclut la rivière Betsiamites, la rivière aux Outardes et la rivière Manicouagan. Denis Cardinal souligne que cette aire marine est considérée comme étant le milieu le plus productif de tout le Saint-Laurent.

« L’endroit abrite plein d’écosystèmes marins comme les herbiers de zostère marine, qui s’étendent sur 9,2 km et que plusieurs espèces comme la Bernache cravant vont fréquenter pour se nourrir. C’est aussi une grande pouponnière qui favorise le développement de plusieurs espèces de poissons et d’invertébrés, sans compter les échouries de phoques communs, les milieux de fraie pour le merlan, le lançon et le hareng et les plus importants bancs coquillés au Québec. Le statut d’aire protégée permettra d’exclure l’exploitation minière, gazière et pétrolière. On ne veut pas que les gens cessent d’aller chasser, d’aller cueillir des palourdes, ou que la pêche commerciale s’arrête. Nous voulons plutôt nous doter d’un plan de gestion dans lequel on va informer, sensibiliser les gens à de meilleures pratiques dans leurs activités. »

Assurer la pérennité des écosystèmes

À la suite de sa formation en aménagement cynégétique et halieutique au Cégep de Baie-Comeau, Denis Cardinal a travaillé à l’établissement des inventaires fauniques et floristiques du Parc Nature de Pointe-aux-Outardes. « Ce fut l’amorce de bien des choses, souligne-t-il. Le ministère du Tourisme, de la Chasse et de la Pêche s’apprêtait à délaisser ce territoire qui lui appartenait. En 1986, on a donc créé une corporation dédiée à la protection, à la mise en valeur et à l’éducation. Un peu plus tard, le gouvernement du Québec a installé certains équipements sur le territoire, dont un chemin d’accès et un stationnement. C’est ainsi que tout a commencé. Par la suite, nous avons mobilisé la population et les municipalités. »

 Aujourd’hui, il y a presque deux kilomètres de trottoirs de bois qui traversent les dunes et qui longent le marais salé. Des tours d’observation ont été construites. Le bâtiment qui abrite les bureaux de la corporation permet d’accueillir les visiteurs qui peuvent aussi piqueniquer dans l’aire aménagée extérieure. « Le but ultime c’est d’assurer la pérennité des écosystèmes et de la biodiversité. Je suis un passionné du Parc Nature de Pointes-aux-Outardes. Je suis là presque tous les jours. J’observe les habitats, la faune, les oiseaux qui passent à l’automne. Quand je pense à tous les écosystèmes qui se perdent à l’échelle de la planète, je me dis que, si au moins on arrive à assurer la pérennité de ce petit bout de terrain, ce qu’on fait est nécessaire et utile. Ma satisfaction, c’est d’avoir contribué à changer les comportements et de constater qu’après 32 ans de patience et d’efforts, nous sommes sur la bonne voie. »

Protéger la qualité de la vie

La protection d’un milieu naturel comme le Parc Nature de Pointe-aux-Outardes bénéficie à l’ensemble des collectivités tant par son impact sur la santé que sur l’économie. Extrêmement productif, ce milieu génère annuellement 16 millions de kilos d’éléments nutritifs pour la faune : phytoplancton, zooplancton, poisson, invertébré, etc. Ce qui est produit se diffuse dans l’estuaire maritime par le jeu des marées. C’est la base de la chaîne alimentaire et de la biodiversité. « Pour les mammifères marins, c’est une usine à bouffe, illustre Denis Cardinal. En période de migration, on peut recenser jusqu’à 242 espèces d’oiseaux, dont plusieurs espèces menacées. Le Parc Nature est d’ailleurs considéré comme un des 5 meilleurs endroits pour l’observation des oiseaux au Québec. Donc, protéger ces milieux-là, c’est protéger la vie et la qualité de vie des citoyens. »

« On devrait bénéficier d’un plus grand soutien financier pour arriver à protéger ça. Pour des organisations comme la nôtre, année après année, nous devons nous battre pour financer nos opérations. C’est une lutte perpétuelle. Notre force, c’est d’avoir réussi à développer un bon réseau de partenaires. »

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