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Delphine Verrier
Une passion pour le monde animal
Jeune femme dynamique, Delphine Verrier partage son quotidien avec quelque 200 mandrills. Chaque jour, la vétérinaire s’assure de leur bien-être et cherche à mieux comprendre le fonctionnement social et la biologie de ce magnifique primate au masque éclatant.
Dès son jeune âge, Delphine se passionne pour le monde animal. Après des études en médecine vétérinaire, elle s’intéresse à l’écologie des oiseaux marins et aux mammifères marins. Sa soif grandissante de nouvelles connaissances la dirige vers le Gabon où elle découvre le centre de primatologie de Franceville où se trouve la plus grande colonie de mandrills au monde.
Depuis 2008, Delphine poursuit des recherches sur le comportement social et la biologie de ce primate au faciès coloré. Aujourd’hui bien installée au Gabon et mariée à un Gabonnais, Delphine y élève sa petite famille, entourée d’une nature foisonnante et de primates, dont certains ne se retrouvent nulle part ailleurs. Outre les mandrills, le centre héberge la seule colonie de singe à queue de soleil, une espèce endémique au Gabon.
Une colonie de 200 mandrills
Les mandrills du centre vivent en semi-liberté dans de grands enclos de forêt intacte, ce qui leur permet de vivre comme ils le feraient en nature, de se reproduire et d’établir un fonctionnement social naturel que la jeune femme documente chaque jour. Grâce à ces observations, les scientifiques du monde entier ont pu recueillir des données exceptionnelles pour la conservation de l’espèce et pour la connaissance éthologique de ce primate très difficile à observer en nature et aujourd’hui menacé de disparition.
« Les mandrills sont des animaux fascinants avec leurs magnifiques couleurs chatoyantes. On ne peut rester indifférents. Morphologiquement, ils sont déjà très impressionnants et leurs comportements sont très marqués. J’ai été tout de suite fascinée par la complexité de leur organisation sociale. »
Des primates très sociaux
Les mandrills étant des primates très sociaux, il est facile pour Delphine de créer avec eux des liens très forts. « On peut interagir avec eux en utilisant leurs moyens de communiquer. Ils vont alors vous intégrer dans leur groupe. Ils sont très attachants, malgré leurs mimiques et leurs canines qui peuvent paraitre menaçantes. »
Outre l’organisation sociale et la biologie, Delphine documente la présence de virus naturels au sein de la colonie et la façon dont ils se dispersent sans aucune intervention humaine. Ces données permettent de mieux comprendre la propagation des épidémies au sein de populations sauvages de primates et la transmission de ces virus à l’être humain dans un pays où la santé publique est une question de survie.







