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Daniel Fortin
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Daniel Fortin

Un animal emblématique

Au parc national de Prince Albert, en Saskatchewan, Daniel Fortin étudie un animal emblématique des prairies canadiennes : le bison des plaines. Cet animal robuste parcourait autrefois librement l’Amérique du Nord. On en comptait entre 30 et 70 millions dans les années 1800. Pourtant, il a frôlé l’extinction. Les travaux de ce biologiste globe-trotter et passionné de conservation visent à mieux connaître l'écologie de cet animal pour faire face au défi important qui consiste à protéger cette population, tout en minimisant l'impact des bisons sur les terres privées adjacentes au parc.

Biologiste et professeur à l’université Laval, Daniel Fortin est né dans un environnement qui le prédestinait à travailler en nature auprès des animaux. C’est en Abitibi que nait sa passion pour la faune sauvage. Dès l’âge de 5 ans, il décide qu’il sera biologiste, même si ce titre n’a pas vraiment de sens pour lui à cette époque! Multipliant les projets, il parcourt le monde pour satisfaire sa soif de connaissances. Il étudie les éléphants et les guépards en Afrique, l’Oie des neiges en Arctique, les loups au parc national de Yellowstone, l’ours noir et le caribou dans Charlevoix, pour ne nommer que quelques-unes de ses nombreuses expériences de terrain. Pourtant, c’est le bison qui deviendra son sujet de prédilection et un projet d’étude à long terme pour le moins captivant!

La harde du parc national de Prince Albert

Daniel Fortin étudie la harde de bisons des plaines du parc national de Prince Albert qui est formée d’environ 200 bêtes. Ces animaux ont été relâchés à la fin des années soixante au nord de la Saskatchewan et se sont peu à peu déplacés vers le centre de la province, à la recherche d’habitats plus fertiles. 

Avec ses étudiants, Daniel Fortin tente de mieux comprendre les déplacements de l’espèce en fonction des périodes d’alimentation et de rut. Ce sont de longues heures d’observation du comportement des bisons à analyser ses moindres faits et gestes. La plupart des bisons vivent en troupeaux mixtes composés de mères, de nouveau-nés, de jeunes d’un an, de juvéniles et de quelques mâles adultes. Les autres mâles forment des troupeaux à eux seuls. Entre juillet et septembre, de jour comme de nuit, les plaines sont bercées par les sons gutturaux des mâles qui se confrontent pour l’accès aux femelles. Une étrange mélopée que Daniel Fortin connait par cœur. Les travaux de recherche de son équipe permettront de mieux comprendre les patrons d’utilisation du territoire afin de détourner les bisons des terres agricoles. Comment y arriver ? Tout simplement en plaçant des obstacles sur leur route comme des clôtures ou encore en les attirant vers d’autres endroits en y plantant des herbes qu’ils affectionnent plus particulièrement.

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