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Béluga
Béluga
Caractéristiques du béluga
Famille : Monodontidés
Longueur : 3 à 5 m
Poids : 500 à 1500 kg
Maturité sexuelle : 5 à 8 ans
Longévité : 30 à 40 ans
- Corps blanc et front bombé.
- Tête mobile et cou flexible.
- Petite crête à la place de la nageoire dorsale.
- Nageoires pectorales courtes et arrondies.
- Évent placé un peu à gauche de la tête.
Le béluga (Delphinapterus leucas) se distingue des autres cétacés par sa silhouette fantomatique qui glisse souvent près de la surface de l’eau. Il fréquente les eaux glacées des régions arctiques et subarctiques. On le retrouve au Canada, en Alaska, en Russie, en Norvège et au Groenland. Les eaux canadiennes abritent entre 60 000 et 100 000 bélugas. Un petit troupeau réside en permanence dans le fleuve Saint-Laurent.
Un nageur peu pressé
Capable de nager dans des eaux qui le recouvrent à peine, le béluga peut aussi effectuer des plongées de plus de 1000 m. Il se déplace sans se presser à des vitesses de 2 à 4 km/h même si, au besoin, il peut atteindre 20 km/h. À toutes les 5 à 10 minutes, il revient à la surface pour respirer.
Une peau épaisse
100 fois plus épaisse que la peau des mammifères terrestres, la peau du béluga est constituée d’une importante couche de graisse dont l’épaisseur peut atteindre près de 10 centimètres. Comptant pour plus de 40 % du poids de l’animal, cette graisse est à la fois une réserve d’énergie et un isolant naturel qui protège du froid.
Une tête brise-glace
Le front bombé du béluga lui permet de briser la glace de la banquise quand il doit remonter à la surface pour respirer. Il peut s’attaquer sans difficulté à une couche de glace de 10 cm d’épaisseur. Toutefois, quand la glace devient trop épaisse et que les trous d’air à la surface sont inaccessibles, il arrive qu’un béluga meure, coincé sous la banquise.
Une croissance rapide
L’accouplement n’a lieu qu’une fois tous les 3 ans. Après une gestation de 14 mois, la femelle met au monde un bébé qui pèse environ 80 kg et mesure 1,5 m. Grâce au lait maternel riche en gras, le nourrisson grandit rapidement. Il est allaité et protégé par sa mère jusqu’à l’âge de 2 ans, après quoi il devient indépendant.
Un animal sociable
Le béluga aime la vie de groupe. Il se déplace régulièrement avec une dizaine de congénères et parfois dans des troupeaux comptant des centaines d’individus. Ces grands troupeaux sont composés de sous groupes réunissant femelles et baleineaux, et de groupes de mâles adultes.
Chasse en eaux profondes
Le béluga capture ses proies autant en eaux libres que dans les sédiments du fond marin. Il les chasse généralement jusqu’à 300 m de profondeur. Une cinquantaine d’espèces d’invertébrés (calmar, pieuvre, crevette, ver marin) et de poissons (lançon, capelan, flétan, morue) font partie de son régime alimentaire.
Un grand chanteur
De toutes les baleines, c’est le béluga qui dispose du plus riche répertoire vocal. Sa variété de chants lui vaut d’ailleurs le surnom de « canari des mers ». Les sons qu’il émet vont du sifflement au grognement en passant par le couinement, le cliquetis, le grincement et le claquement. On suppose que toutes ces manifestations sonores lui servent à communiquer.
Bélugas toxiques
Au Québec, en moins de 100 ans, la population de bélugas a été décimée de 80 %, si bien qu’on ne compte plus qu’environ 1 000 individus dans les eaux du Saint-Laurent. Victimes des rejets domestiques et industriels, les bélugas échoués sont tellement contaminés que les carcasses doivent être traitées comme des déchets toxiques.
Au fil des saisons, Janie Giard suit les allées et venues des mammifères marins du Saint-Laurent.







