Alan Mc Lean, biologiste de formation, œuvre dans le domaine du journalisme et de la vulgarisation scientifique. Au Biodôme de Montréal, il sensibilise le public aux grands enjeux environnementaux.
Survivre à tout prix
23-06-2010, 1 commentaire(s), Par : Alan Mc LeanLa vie hors du Dôme
La grande diversité des formes de vie ne se manifeste pas qu’au Biodôme. Même hors du Dôme, la vie s’accroche et subsiste. Bien qu’en milieu urbain la vie n’est pas très diversifiée, elle est partout. On trouve des animaux dans le sol, dans l’eau, dans les arbres mais également dans les égouts, dans nos lits et dans les murs de nos maisons. Des fourmis vivent dans les fentes du trottoir, des ratons laveurs élisent domicile dans des cheminées abandonnées et les graines de certains arbres vont même jusqu’à germer dans le creux d’autres arbres encore plus gros. La biodiversité urbaine est en perdition affirme les spécialistes. Pourtant, certains sites sont plus productifs que d’autres et ce sont souvent des zones abandonnées : des cours d’usines désaffectées, des bordures de voies ferrées, des cours arrières oubliées… Sans interventions humaines, la vie reprend naturellement sa place. En fait, ce ne sont pas des terrains abandonnés mais des terrains en régénération, des endroits où la faune et la flore se diversifient et où la biodiversité est en expansion.
La ville, telle que nous la connaissons aujourd’hui, n’est pas très propice à beaucoup d’animaux mais si chaque citoyen aménageait son coin de terre, habillait un mur ou verdissait sa galerie, la biodiversité s’en trouverait grandement améliorée. Laissons la nature faire les choses et elle reprendra lentement sa place comme le montre les ruines des temples Maya, disparues sous l’épaisse couverture végétale tropicale. Aménageons notre territoire et la biodiversité reviendra beaucoup plus rapidement. Nous aurions ainsi des villes plus agréables, plus fraîches et où il fait bon vivre. D’ailleurs, des expériences d’aménagements paysagés d’aires publiques, effectuées en Angleterre, montrent que le vandalisme diminue avec l’augmentation du nombre de plantes. Certains quartiers auraient avantage à être aménagé! En fait, plus la biodiversité est grande, plus un écosystème est en santé. Alors plus nous aménageons écologiquement nos villes, plus nous serons en santé. Le milieu urbain est l’un des rares milieux encore en expansion sur la planète. Pourquoi ne pas en faire des îlots de nature et procéder à une « écothérapie » résidentielle de haut niveau?
Par Alan Mc Lean, biologiste
Animateur au Biodôme de Montréal
fannie dit :
02-09-2010, 20h26Nos gouvernements ont-ils des programmes "d'encouragement " pour les citoyens et les villes qui contribuent à la biodiversité urbaine (subvention, crédit d'impôt, etc.)? Quelles sont les possibilités futures? Des écologistes ont-ils présenté des pistes de suggestions? Merci à M. Mc Lean pour ces billets qui portent à réflexion. Nous n'avons pas besoin de nous rendre au fin fond d'une forêt pour participer à l'équilibre de notre planète (si équilibre il y a).
Alan Mc Lean, biologiste de formation, œuvre dans le domaine du journalisme et de la vulgarisation scientifique. Au Biodôme de Montréal, il sensibilise le public aux grands enjeux environnementaux.
Grande voyageuse, Pascale Otis se passionne pour la recherche et la vulgarisation scientifique. Elle a simplifié la science notamment à travers des documentaires, des conférences et des articles.
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