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Alan Mc Lean
Alan Mc Lean, biologiste de formation, œuvre dans le domaine du journalisme et de la vulgarisation scientifique. Au Biodôme de Montréal, il sensibilise le public aux grands enjeux environnementaux.

Boisés abandonnés, terrains vagues et îlots de biodiversité

18-05-2010, 3 commentaire(s), Par : Alan Mc Lean

La vie hors du Dôme
En ville, les parcs sont trop souvent de simples champs gazonnés sur lesquels poussent de grands arbres.  Or, une plantation d’arbres n’est pas une forêt et un parc de loisir n’est pas une réserve faunique non plus. Néanmoins, toutes les villes possèdent des îlots de verdure dont certains sont même de véritables réservoirs de biodiversité. Dans ces petites zones, souvent oubliées par l’urbanisation, subsistent l’essentiel pour maintenir une faune et une flore diversifiées. Les animaux y retrouvent de quoi se nourrir (fleurs, nectar, graines, fruits, insectes, vers de terre, larves, petits mammifères…), des endroits pour se cacher (arbres, bosquets épais, touffes de plantes herbacées, grosses roches, amoncellement de branchages sur le sol...) et, plus rarement, une source d’eau. Ces îlots de nature sont des bouées de sauvetage pour notre biodiversité urbaine.


Sachons d’abord qu’en ville, la biodiversité à long terme n’augmentera pas si les conditions de base pour y attirer la faune et la maintenir sur place sont déficientes. Il faut améliorer les îlots de biodiversité existants et en créer de nouveaux. Terres abandonnées, terrains vagues, bordures de voie de chemin de fer, cours de triage de trains et escarpements rocheux sont autant d’endroits qui, une fois aménagés, pourraient offrir nourriture, abris et eau aux petits animaux. Non seulement faut-il rajouter des plantes, des arbustes et des arbres, mais il faut donner une structure à ces aménagements pour en faire de véritables petits écosystèmes en régénération. Et pour cela, rien de mieux que d’utiliser les plantes indigènes locales mieux adaptées à notre climat et à notre géographie.


De plus, pour stimuler cette régénération naturelle, il faut des couloirs de pénétration et d’échange entre ces îlots de nature. Ces « biocorridors » sont essentiels pour que la faune et la flore s’infiltrent dans le tissu urbain et colonisent les aménagements. Ces « biocorridors » permettent également l’échange d’individus entre différents habitats permettant ainsi une plus grande diversité génétique au sein des populations et, par conséquent, une plus grande biodiversité et une plus grande stabilité de notre écosystème urbain.


Par Alan Mc Lean, biologiste 


Animateur au Biodôme de Montréal

Commentaires

Pascal Bonneau dit :

18-05-2010, 15h12

Nous avons justement ce genre de site naturel en plein coeur de la ville de Saint-Jean-sur-Richelieu. Cette forêt qui contient 3 milieux humides est un terreau fertile pour la biodiversité. Il est le seul lieu de biodiversité presque intact encore sur notre territoire. Pourtant, comme dans bien d'autres municipalité, l'emplacement du site fait qu'il est plus attrayant pour notre ville de le développer en vulgaire centre commercial que de lieu de conservation de la biodiversité. Il y a une pétition à l'Assemblé nationale du Québec demandant de protéger non seulement ce site mais aussi de protéger le même pourcentage de territoire protégé par le gouvernement soit de 8% présentement. pour plus d'information visitez le www.sosboisdouglas.org. C'est bien beau faire de la plantation d'arbre mais ne faudrait-il pas commencer par protéger le peu de boisé naturel qu'il nous reste?

Roger Latour dit :

25-05-2010, 17h46

Un groupe de citoyens dont je fais partie est occupé à la conservation d'un terrain vague dans le Mile End (arr. Plateau Mont-Royal) à Montréal. L'espace s'est verdi tout seul et les gens du quartier se l'ont approprié. Le Comité du Champ des Possibles est occupé depuis plus d'un an à concevoir un espace vert pour les humains partagé avec la biodiversité urbaine: un parc naturalisé de loisir et de culture humaine et une zone réserve de biodiversité urbaine (RéBU). Nous en sommes à des plans préliminaires d'aménagement minimal et de plantation de haies d'arbres et arbustes fruitiers par exemple. Nous y ferons des buttes afin de varier la morphologie du terrain. Même la création d'un étang est envisagée. Il y a loin de la coupe aux lèvres toutefois: la contamination des sols demandant encore pas mal de considération. Comme j'en ai parlé passablement sur mon blogue Flora Urbana ( http://floraurbana.blogspot.com/ ) si le coeur vous en dit allez y consulter les libellés Champ des Possibles et Maguire-Roerich. Par ailleurs un réseau de pareils RéBUs est envisageable. Les voies ferrées "enrichies" par des plantations feraient (et font déjà) d'excellents biocorridors. Salutations!

Michèle Bouchard dit :

28-05-2010, 08h47

Demain,je distribue 900 abres: chêne rouge,frêne du Canada,frêne de Pelsyvanie,orme du Canada ,érable à sucre,pin blanc et de l`épinette blanche. Ma façon de contribuer à la préservation de nos forêts.

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